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Affaire Barbion-Boiron : un accord passé entre Barbion et les victimes

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Un accord a été passé entre les avocats de Thierry Barbion et de trois des sept victimes afin que ces dernières soient indemnisées à hauteur d’un million de Fcfp chacune. La signature de cette convention fait déjà l’objet d’une enquête préliminaire pour "subornation de témoin".
 
Un  accord a été passé entre l’avocate de Thierry Barbion, condamné en août dernier pour recours à la prostitution et corruption de mineurs, et l’avocat des trois victimes présumées de l’homme d’affaires. Selon la Dépêche de Tahiti qui révèle l'information, l’accord stipule que moyennant le versement d’un million de francs, les trois victimes présumées abandonneraient toutes velléités de s’opposer au jugement qui sera rendu prochainement en appel, ni à saisir le tribunal civil concernant des dommages et intérêts. L'objectif serait, toujours selon nos confrères, de limiter l'écho médiatique après le procès en appel prévu les 24 et 25 Janvier prochains. 

Selon Tahiti Infos, la signature de cette convention fait déjà l’objet d’une enquête préliminaire qui a été ouverte le 15 décembre pour "subornation de témoin". La justice souhaite déterminer si la signature de ce document constitue une infraction. Me Jacquet, l'avocat des trois victimes, a indiqué à nos confrères qu’il avait initié, lui et non l'avocate de Thierry Barbion, cette convention afin que les trois victimes soient "rapidement indemnisées". Une convention qui, selon les deux avocats, a été faite en toute transparence. 

Lors du procès en première instance, Sabine Boiron, principale prévenue dans ce dossier, a été condamnée à la plus lourde peine : sept ans de prison ferme. Son amant de l'époque, Thierry Barbion, a écopé pour sa part de 4 ans de prison ferme. Gérardo Lozano a été condamné à 6 ans de prison ferme avec mandat de dépôt et l'interdiction d'exploiter un établissement, pour recours à la prostitution de mineur et trafic d'ice. Il doit également verser 500.000 Fcp pour préjudice moral. Quatre ans ferme pour Marc Ramel, l'ancien gérant du Ute Ute, condamné pour atteinte sexuelle sur mineur de moins de 15 ans et cession de stupéfiants. Et, l'ancien instituteur, Stimson Aiho, a été condamné à 3 ans dont 1 an avec sursis. 
 
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