Coronavirus, la Polynésie se prépare (dé)-raisonnablement

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Distributeur de savon / coronavirus
Distributeur de savon pour se nettoyer les mains. ©polynesie.la1ere
Il n’y a pas de coronavirus en Polynésie pourtant la crainte est partout. Des mesures de précaution sont prises dans les lieux touristiques et tous les masques de protection du territoire ont été vendus en une demi-journée. Entre réalité et fantasme le pays se prépare.

 
Plus de masques en Polynésie

Il n’y a toujours aucun cas de malade porteur du coronavirus en Polynésie, pourtant la panique est déjà là. Les pharmacies sont presque toutes en ruptures de stock. Chez medipac, le principal importateur de matériel médical les 2 000 masques du stock sont partis en une demi-journée. Et il ne devrait pas y en avoir avant longtemps car tous les fournisseurs sont à sec. Les fabricants n’en ont plus.

Une efficacité qui reste à prouver

« Les masques en papier, dits "masques chirurgicaux", "sont uniquement utiles quand on est soi-même malade, pour éviter de contaminer les autres"


                                           a souligné dimanche la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

L’efficacité des masques n’est pas démontrée pour se protéger du virus. Ils ne sont utiles que pour les gens malades, mais il n’y en a pas en Polynésie.

Le virus n’est pas très contaminant.

« Croiser un contaminé ne pose pas de problème »

D'autant que selon les informations disponibles sur le virus, il peut se transmettre entre humains "mais par des contacts étroits, c'est-à-dire moins d'un mètre", observe le directeur général de la Santé Jérôme Salomon.

En clair, "croiser quelqu'un (contaminé, NDLR) dans la rue ne pose pas de problème" et "le risque est faible quand vous passez peu de temps à proximité de cette personne", ajoute-t-il.

Les zones touristiques sous surveillance

Pour autant on ne peut pas exclure l’arrivée du virus sur le territoire. Dans les zones où se concentre l’activité touristique on prend déjà des précautions. Aux îles sous le vent les hôtels sont appelés à signaler les cas suspects à la direction de la santé. La personne sera transportée au centre médical le plus proche, placée à l’isolement en attendant le résultat des tests de dépistage.

Les explications de Natacha Szilagyi et Patita Savea :
©polynesie

Par ailleurs des tests de dépistages sont arrivés ce Vendredi matin à l’institut Malardé. Ils permettront en cas d’infection de détecter le virus sur un patient en quelques heures.

 
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