Covid, un an après où en sont les roulottes ?

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Covid, un an après où en sont les roulottes ?
©Polynésie.la1ère

Principales victimes des restrictions sanitaires, les roulottiers tentent de survivre tant bien que mal depuis un an. Entre couvre-feu et interdictions de rassemblements. Etat des lieux d’une profession impactée, pas toujours négativement...

Roulottes des champs / roulottes des villes

Les roulottes sont présentes sur l’ensemble de l’île de Tahiti et font intégralement parties de la vie des polynésiens. Un an après le début de la crise sanitaire et ces différentes restrictions, les gérants de ces snacks ambulants s’adaptent et continuent de travailler.

Selon eux, la clientèle s’est aujourd’hui habituée aux horaires du couvre-feu et arrive plus tôt qu’avant pour dîner. Ce qui permet à ces entrepreneurs de maintenir leurs chiffres d’affaires. « A 20h30, il y a plus personne, les gens prennent à emporter et rentrent chez eux », confie Walter gérant d’une roulotte à Mahina.

Mais paradoxalement il a même vu une petite augmentation du nombre de commandes. Selon lui, les habitants des alentours préfèrent désormais s’arrêter à Mahina plutôt que d’aller sur Papeete. 

Ça nous a permis d’avoir une peu plus de clients car les gens ne vont plus en ville, ils restent sur Mahina, ça nous arrange

Walter Lai Ah Che, gérant d’une roulotte

Au parking d’Aorai Tinihau,  la roulotte Tinihau de Pupu semble également avoir gardé sa clientèle puisqu’à seulement 20h40, il ne lui restait que des grillades. « On travaille plus tôt et on finit plus tôt c’est très bien. On a gardé notre clientèle voire même un peu augmenté »

Malgré le contexte sanitaire et économique compliqué, les Food-trucks réussissent à tirer leurs épingles du jeu.

Trop chère place Vaiete

Du côté de la place Vaiete à Papeete, l’ambiance est plus morose, une pétition circule  pour baisser la location de l’emplacement. Les roulottiers du front de mer sont à bout de souffle. Malgré les différents dispositifs mis en place pour les aider à maintenir leur activité, ils n’en peuvent plus. Les charges sont trop lourdes et la clientèle se fait rare. Depuis le mois d’avril, ils tentent tant bien que mal à garder la tête hors de l’eau, mais jusqu’à quand ? Aujourd’hui, ils demandent plus de considération de la part des autorités.

Regardez ce reportage de Herevai Hoata et Hubert Liao :