Disparitions à Papenoo : le corps d'un autre randonneur a été retrouvé (màj)

disparition tahiti
La vallée de la Papenoo
La vallée de la Papenoo ©IB - Polynésie 1ère
Un autre corps a été retrouvé ce lundi matin dans la vallée de Papenoo. Depuis 06h30, les secours sont mobilisés sur place pour des recherches. Dimanche, 19 randonneurs ont été surpris par des pluies torrentielles qui se sont abatues dans la vallée.
Le corps d'une deuxième personne, un homme, a été retrouvé ce lundi matin dans la vallée de la Papenoo. Dimanche soir, une femme a été retrouvée morte après s'être noyée. Une troisième personne est toujours portée disparue.

Dimanche, un groupe de 19 randonneurs a été surpris par les pluies torrentielles qui se sont abatues sur la côte est. 16 personnes sont restées bloquées au niveau du parc naturel de Te Faa iti. En fin d'après-midi, les équipes de secours ont été dépêchées sur place. Le corps d'une femme a été retrouvé en fin de soirée.

Dès 06h30 ce lundi matin, les services de la Protection civile, la gendarmerie et la fédération de secourisme ont repris les recherches avec l'appui de l'hélicoptère Dauphin. Selon nos informations, les personnes disparues seraient des touristes arrivés en Polynésie  il y a deux semaines pour rendre visite à de la famille.

Actuellement, les secours continuent de ratisser la vallée de la Papenoo à la recherche de la troisième personne toujours portée disparue.

Disparitions à Papenoo, le corps d’un autre randonneur a été retrouvé
Les équipes de secours
4 ©Aiata Tarahu
Les équipes de secours
©Aiata Tarahu
Le rimapp appelé en renfort
©Aiata Tarahu
Dauphin survole la rivière
©Aiata Tarahu

Aiata Tarahu fait un point sur la dispartion des randonneurs :

©Polynésie 1ère



Communiqué du Haut commissaire René Bidal
A la suite d’une mise en difficulté physique de randonneurs dans la vallée de la Papenoo, les sapeurs-pompiers d’Hitiaa o te Ra ont engagé, dès l’alerte, deux équipes rejointes par l’officier de permanence de la Direction de la Défense de la Protection civile du Haut-commissariat puis par les gendarmes de la Brigade d’Hitiaa o te Ra. Les premières constatations ont amené à mobiliser immédiatement l’hélicoptère inter-administration en renfort de deux groupes de sapeurs-pompiers spécialisés dans le secours en milieux périlleux.

Huit personnes, sur 19 randonneurs, ont été emportées par les flots de la rivière Te Faaiti, en crue subite suite à des précipitations violentes qui se sont abattues sur les hauteurs de la vallée de Papenoo.

Trois personnes étaient portées disparues en fin d’après-midi ; depuis, malheureusement, les corps de deux d’entre-elles ont été retrouvés, mes pensées compatissantes vont vers les familles endeuillées dont on imagine sans peine la douleur.

Par ailleurs, trois blessés légers ont été hospitalisés et deux autres, victimes de contusions, ont pu rejoindre leurs foyers. Une cellule psychologique a été mise en place au Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF).

Les recherches sont toujours en cours pour retrouver le troisième disparu. Dans ce but j’ai demandé à l’Amiral COMSUP de prêter des moyens militaires du RIMaP-P pour intervenir en appui des sapeurs-pompiers d’Hitiaa o te Ra, des gendarmes, des secouristes en milieux périlleux et j’ai également prolongé l’intervention de l’hélicoptère inter-administration ainsi que d’un plongeur de la Marine nationale.

Une enquête a été ouverte par le Procureur de la République pour établir les circonstances précises de ces événements tragiques qu’elle devra déterminer.

La saison des pluies aura été particulièrement dramatique cette année sur l’île de TAHITI ; elle aura été à l’origine de terribles pertes humaines et de désolations matérielles particulièrement traumatisantes pour de nombreuses familles et la Polynésie plus généralement. A mes sentiments de sympathie et de solidarité, que j’adresse à ceux qui ont été directement touchés, j’ajoute ma reconnaissance aux effectifs de l’Etat, du Pays et des communes qui, avec un engagement personnel et collectif sans limite, ont su se mobiliser parfois au péril de leur propre intégrité physique.