polynésie
info locale

Essais du cannabis thérapeutique en Polynésie, "sur le principe, bien sûr"

santé tahiti
Moetai Brotherson, député
©Moetai Brotherson/Facebook
Le député GDR, Moetai Brotherson, a reçu un accord de principe du nouveau ministre de la santé, Olivier Véran, pour l'extension des essais du cannabis thérapeutique en Polynésie.
Sur son compte Facebook, le député GDR Moetai Brotherson, s'est félicité, lundi 17 février, de l'accord de principe du nouveau ministre de la santé, Olivier Véran, quant à l'extension des essais du cannabis thérapeutique en Polynésie. Moetai Brotherson explique avoir saisi plusieurs fois son prédécesseur, Agnès Buzyn, sans réponse. "Je voudrais donc saluer la réactivité du nouveau Ministre qui m'a répondu rapidement et positivement sur le principe."
Réponse manuscrite du ministre de la santé, Olivier Véran
"Cher Moetai. Je transmets à mon cabinet, c'est une bonne idée. On va juste évaluer combien de bénéficiaires potentiels parmi les 5 indications retenues pour l'expérimentation. Mais sur le principe, bien sûr." ©Moetai Brotherson/Facebook
Dans sa réponse manuscrite, le nouveau ministre de la santé et ancien député LREM, Olivier Véran, répond : "Cher Moetai. Je transmets à mon cabinet, c'est une bonne idée. On va juste évaluer combien de bénéficiaires potentiels parmi les 5 indications retenues pour l'expérimentation. Mais sur le principe, bien sûr."La France s'apprête à lancer son essai de cannabis thérapeutique auprès de 3 000 patients métropolitains, au cours de ce premier semestre 2020. L'essai concernera des patients souffrant de certaines formes d’épilepsies, de douleurs neuropathiques, d’effets secondaires de chimiothérapie, de sclérose en plaques ou encore en soins palliatifs, pour lesquels les dérivés du cannabis peuvent soulager. L'essai devrait durer deux ans.

Moetai Brotherson va maintenant devoir définir le cadre de ces essais en Polynésie, avec l'ARASS (Agence de Régulation d'Actions Sanitaire et Sociale) et le ministère de la santé en Polynésie française.
Cela ne concernera de toutes façons pas les remèdes artisanaux fabriqués localement de type "mono'i cannabis", mais des médicaments autorisés par l'ANSM (Agence nationale du Médicament).