Zéro déchet, réutiliser et recycler

environnement faaa
couches lavables
©Sandro LY/Polynésie la 1ère
A Faa’a, un éco-lieu invitait les familles à repenser leur mode de vie, samedi 21 novembre. Une démarche éco-solidaire en cette semaine de la réduction des déchets. L’initiative a vu affluer parents et entrepreneurs, tous motivés par l’idée de contribuer à laisser une planète saine.

 
Qu'importe l'univers social, on est venu apprendre en cohérence avec son environnement insulaire...Maman qui a utilisé des couches lavables pour son bébé, Flavie, sage-femme, enseigne la méthodologie à suivre et fait mouche en parlant déchets : "En métropole, il faut savoir qu'on est à 111 couches par seconde utilisées en France. Une couche, c'est une tasse de pétrole. Faites le calcul...Vaut mieux pas faire le calcul parce que c'est effrayant."

200.000 Fcp, c'est l'autre chiffre à retenir. Ce sont les économies réalisées à utiliser des couches lavables. Economiques, écologiques, entre tendance et besoins, on préfère parler mode de vie. "On aimerait pouvoir répondre aux besoin de notre enfant, sans pour autant sacrifier l'environnement, témoigne Marurai Igrec, père de famille. Au contraire, prendre soin de l'environnement pour que lui aussi puisse connaître notre aire de jeux qu'on a connue et s'amuser dans la nature."

Le recyclage, c'est l'autre philosophie de vie. "C'est découvrir par l'action, témoigne un autre père de famille, Tamatoa Raoulx. Découvrir en manipulant, vivre et initier des choses."
Etre un parent autrement aujourd'hui, c'est faire au mieux pour ses enfants, les ouvrir à d'autres perspectives. Jeanne Chevillard, bénévole, introduit la notion d'écologie participative au moyen de jouets auxquels on donne une seconde vie. "On n'est pas là pour apprendre à quelqu'un, explique-t-elle. On est en train d'apprendre tous ensemble et avec tous nos cerveaux, on réfléchit à comment créer de nouveaux jouets, de nouvelles décorations ou réparer de vieux jouets."

Réduire ses déchets revient à réduire son impact sur l'environnement. Une habitude devenue ritournelle pour chacun de ces petits colibris.