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Ils ont eu recours à des prostituées mineures

4 hommes ont été jugés, le jeudi 18 juillet, devant le tribunal correctionnel pour recours à la prostitution de mineures. Si pour l'un des prévenus les faits ont été requalifiés, les autres ont été reconnus coupables.

© Nicolas Suire / Polynésie 1ère
© Nicolas Suire / Polynésie 1ère
  • Par Axelle Mésinèle
  • Publié le , mis à jour le
Ils sont retraité, chef d'entreprise, employé de mairie ou encore ancien pharmacien. Ils ont entre 55 et 74 ans. Ils avaient l’âge d’être leur père ou leur grand-père. Pourtant, ils ont eu des relations sexuelles avec des mineures dont une avait 12 ans. Ces 4 hommes ont été jugés, le jeudi 18 juillet, en comparution à délai différé devant le tribunal correctionnel. Ils étaient notamment poursuivis pour recours à la prostitution de mineures de moins de 15 ans. Si pour le retraité, les faits ont été requalifiés en atteintes sexuelles sans violence sur mineure de moins de 15 ans, les 3 autres ont été reconnus coupables.

Un prévenu dénoncé par sa femme


Il ne s'agissait pas d'un réseau. Seul point commun entre ces 4 hommes, une fillette de 12 ans, avec laquelle ils ont eu une voire plusieurs relations sexuelles. Les faits ont été dénoncés par un courrier anonyme adressé au procureur de la République. Puis c’est la propre femme, d’un des prévenus, qui a écrit aux policiers pour leur décrire les agissements du chef d’entreprise, déjà condamné pour des faits similaires. L’épouse trompée qui voulait divorcer rencontrera même les jeunes filles qui ont eu des relations sexuelles avec son mari. Mais aujourd’hui, de divorce, il n’en est plus question.

Pendant leur procès, les 4 prévenus ont exprimé des regrets. Ils ont prétendu au début qu'ils ne savaient pas que les prostituées étaient mineures. Mais les photos des jeunes filles présentées par le président du tribunal correctionnel, attestaient de leur minorité. Les jeunes prostituées étaient payées en espèce, mais aussi en nourriture. Alors que les prévenus avaient pour certains d’importants moyens financiers, ils ont été décrits comme « mauvais payeurs ».
 

" L'erreur d'une vie "


Une seule des 4 prostituées (2 mineures et 2 majeures) s’est constituée partie civile grâce à l’association d’aide aux victimes. Elle était absente à l’audience. Pour maître Hina Delavoye, son avocate, «  les gens qui ont voulu l’aider ont abusé d’elle ». Si pour l’avocat de l’employé de mairie, son client a commis « l’erreur d’une vie », le conseil du retraité a estimé que la fillette de 12 ans s’était livrée sciemment à la prostitution et a invité les magistrats à ne pas avoir «  une vision archaïque et machiste du dossier ». Quant à la représentante du ministère public, elle a considéré que c’était une « une situation tiers-mondiste », que ces hommes étaient « allés chercher des gamines, des enfants de la rue ».

Les 4 hommes ont écopé de peines allant de 10 à 18 mois de prison ferme. Ils ont également été condamnés à un sursis mise à l'épreuve de 2 ans avec une obligation de soin et d'indemnisation de la victime à hauteur de 1,4 millions de francs. Ils sont désormais tous inscrits au fichier des délinquants sexuels.
 

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