Le voilier échoué à Toahotu menace la biodiversité

écologie taiarapu ouest
Le voilier échoué à Toahotu menace la biodiversité
Le voilier est échoué depuis trois mois. ©Polynésie la 1ère

Plus le temps passe, plus la population craint pour l'équilibre de son lagon. Le voilier échoué sur le récif de Toahotu menace depuis trois mois la biodiversité marine alentour. 

Les cas de bateaux échoués sont malheureusement fréquents en Polynésie et alarment la population. « Ça pollue la mer, et ce n’est pas joli à voir ! », décrit une habitante. Un voilier échoué depuis trois mois sur le récif de Toahotu, à la presqu'île, suscite l’indignation des résidents de la commune :

On a peur pour les enfants, pour les pêcheurs. Le bateau a pris de l’eau. Il y a le mazout, les batteries. Ça craint ! 


La menace pèse sur la biodiversité marine, exposée aux écoulements toxiques provenant du moteur et des batteries, s’ils ne sont pas rapidement enlevés. « Je voulais intervenir, mais on me l’a interdit, malheureusement. S’il faut attendre que ceux de là-haut interviennent, tous les coraux autour vont mourir », alerte Tauira Piirai, président du comité jeunesse de Toahotu. 

Le voilier échoué à Toahotu menace la biodiversité
Une famille se baigne à proximité du voilier échoué. ©Polynésie la 1ère


Le supposé propriétaire du voilier aurait été chaleureusement accueilli par une riveraine avant de se volatiliser. La Présidence avait annoncé le 8 mars 2021 dans un communiqué que des mesures seraient prises par le Pays « en cas d’inaction du propriétaire et considérant le risque de pollution qui pourrait en découler ».

Un premier appel d'offres infructueux avait été lancé par le Territoire pour trouver une entreprise compétente afin d'enlever le bateau de la mer. Devant l'urgence de la situation, le maire de la commune de Taiarapu-Ouest, Tetuanui Hamblin, tente d'accélerer les choses. Une deuxième entreprise s'est portée volontaire pour extirper le voilier du récif. Le maire espère qu'elle pourra intervenir dans les prochains jours. 

Retrouvez le reportage de K.Liénard, H. Marzin et M. Bonno :