Les îles du Pacifique appellent à l'union face au réchauffement climatique

Les pays et territoires insulaires du Pacifique veulent s'unir pour lutter contre le réchauffement climatique, qui les frappe de plein fouet, et s'alarment de l'indifférence des grandes puissances, ont-elles déclaré lundi à Nouméa.
Jusqu'à mercredi, les dirigeants d'une quinzaine d'îles de la région participent au second sommet océanien du développement durable, Oceania 21, organisé par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
              
Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète, devait y participer mais a finalement annulé sa venue, suite à des retards dans l'installation du nouvel exécutif calédonien, à l'issue d'élections le 11 mai.
              
Il a néanmoins adressé un message vidéo de soutien aux participants, leur assurant qu'il ferait tout pour "amplifier" leur voix sur la scène internationale.
"Les îles sont les premières victimes de bouleversements qui attendent également le reste du monde", a déclaré Antonhy Lecren, en charge du développement durable dans le  gouvernement calédonien.
              
Continent d'îles, l'Océanie subit de plein fouet les impacts du réchauffement climatique: érosion des côtes, développement des maladies propagées par les moustiques, salinisation des nappes phréatiques, diminution des ressources halieutiques.
              
Désargentés et peu peuplés, ces pays ont le plus grand mal à se faire entendre sur la scène internationale alors que leur existence même à la surface du globe est en danger.
"Plein d'endroits dans le monde vont se retrouver sous l'eau. Ces réunions ne sont importantes que si les pays les plus affectés prennent des décisions pour alerter les grandes industries et les grandes puissances", a déclaré Jean-Michel Cousteau, président de l'association Ocean Futures Society, dédiée à l'environnement et à l'éducation.
              
L'objectif des dirigeants et des scientifiques présents à Oceania 21 est de rédiger une déclaration commune, notamment en vue de la conférence sur le climat en 2015 à Paris.

D'après agence