Procès de la bagarre mortelle de Papara : une première journée tendue

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Affaire bagarre Papara
Première journée tendue lundi 11 septembre, aux assises pour le procès de la bagarre mortelle de Papara. Six jeunes comparaissent pour violences volontaires en réunion ayant entrainé la mort sans intention de la donner. L'ouverture du procès a été marquée par des tensions.
Des regards pas très amicaux ont été échangés entre les accusés et les proches de la victime. Des menaces auraient également été proférées. La présidente de la cour d’assises a dû rappeler tout le monde à l’ordre. Elle a conseillé aux six prévenus de ne pas sortir pendant les pauses et d’éviter du regard la famille de la victime. Quant aux proches du défunt, la magistrate leur a demandé de garder leur calme pour garantir la sérénité des débats.

Les tensions palpables dans ce procès résultent de la nature du crime. Le 19 juillet 2014, à Papara, à 23h, Moearii, 22 ans, a perdu la vie après avoir reçu plusieurs coups de pied et de poing à la tête. Une barre de fer a même été utilisée pour le frapper. Certains lui ont marché dessus.

La victime était venue avec son frère et un copain réclamer l’appareil audio d’une amie. Le ton est monté avec un groupe d’une vingtaine de jeunes de Papara et une rixe a éclaté. Moearii est mort d’un traumatisme crânien massif. Son frère gravement blessé a eu une ITT (incapacité temporaire de travail) d’un mois.

Pour ces faits, un autre procès se tiendra dans quelques semaines, devant le tribunal correctionnel. Leur ami a, lui, réussi à monter dans une voiture. Avant la bagarre, certains prévenus avaient bu et fumé du paka. Au début du procès devant la cour d’assises, les accusés ont demandé pardon à la famille de la victime pour les faits qu’ils ont commis.

Le verdict sera rendu vendredi.

 

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