Fifo : découvrez les films en compétition

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Le Festival International du Film Océanien se tient du 1er au 9 février, à la Maison de la Culture. Zoom sur les 13 films en compétition, véritables vedettes du festival. Ils viennent de Nouvelle-Calédonie, Australie, Nouvelle-Zélande ou encore Rapa nui. 

"Bombardées", la violence conjugale en Nouvelle-Calédonie

Des témoignages forts et profonds, des scènes rares..."Bombardées", de part son thème aura sans doute un écho auprès du public. La réalisatrice, Florence d'Arthuys, suit des Calédoniennes, "bombardées" comme le dit l'expression locale, battues par leurs conjoints, dans les foyers d’hébergement et les structures d’accueil d’urgence. Le téléspectateur les suit dans cette nouvelle vie qu’elles ont choisie et qui, enfin, leur appartient.


"Blue boat", la pêche illégale en Nouvelle-Calédonie

L’autre film calédonien en compétition aura aussi une résonance avec l’actualité en Polynésie. Les pêcheurs clandestins sont bien vietnamiens, "Blue boat" raconte leurs parcours et désigne les vrais responsables, selon eux.


"Eating up Easter", la mondialisation à Rapa Nui

Reconnaissable au premier regard, Rapa nui a beaucoup changé avec le fort développement touristique et le boom économique. Pas toujours en bien, à en croire les protagonistes de ce très attachant documentaire.


"From music into silence", la musique en fin de vie en Australie

Peter Roberts a dédié sa vie à des concerts intimiste pour des malades, des mourants et même des prématurés. "From music into silence", documentaire australien parfaitement maîtrisé et construit a tous les atouts d’un candidat au palmarès


"The australian dream", lutter contre le racisme

Le racisme anti-aborigène en Australie, encore et toujours au FIFO. Sauf que cette fois, dans "The australian dream", c’est l’un des sportifs les plus populaires du pays, le footaballeur Adam Goodes, qui est vilipendé, sans que son statut d’idole ne suffise à le protéger.


"Umu'ai", la tradition de Rurutu

Seul représentant de la Polynésie française en compétition, "Rurutu terre de umu'ai" fera découvrir à beaucoup une coutume instaurée depuis le début du XXe siècle dans cette île des Australes :  l’organisation de mariages collectifs qui peuvent réunir parfois jusqu’à 17 couples. 


"Lost Rambos", la violence tribale en Papouasie-Nouvelle-Guinée

Beaucoup de morts dans le peuple Engans ces dernières années car les guerres tribales, à présent, ont lieu à l’aide d’armes modernes. Et pourtant chacun joue son rôle. Le chef mène ses hommes à la bataille. Le négociateur négocie. Ne faudrait-il pas arrêter définitivement les combats ? Car morts ou survivants, ce sont les plus démunis comme vieillards, femmes ou enfants qui en sont toujours les victimes.


"Vapnierka", histoire et mémoires néo-zélandaises

Vapnierka est le prénom d’une femme, d’une mère, Vapnierka Kupenga. Une femme māori passionnée par la défense des droits des femmes et des Māori. Mais Vapnierka est aussi l’histoire de ce prénom. Le fils de Vapnierka part en Europe sur les traces du grand-oncle de sa mère, mort en Pologne pendant la IIe Guerre Mondiale. Histoire et mémoire inscrites dans le souvenir d’un mort, dans un prénom, dans une promesse.


"Ophir", colonisation et surexploitation de la terre en Papouasie-Nouvelle-Guinée

"Ophir" raconte l’histoire peu connue de Bougainville, île de Papouasie Nouvelle-Guinée. Le documentaire évoque les colonisations et la surexploitation de la terre par une compagnie minière étrangère, aboutissant à dix années de guerre civile dans les années 90. La mine doit-elle être réouverte ? La population vacille entre espoir de paix, de liberté, de travail, de développement et désir de protéger la culture autochtone.


"Merata : How Mum decolonized the screen", être cinéaste, femme et maorie

Ce documentaire offre un étonnant portrait de Merata Mita, une cinéaste néo-zélandaise. Sa vie comme femme, mère et Māori. Réalisé par son fils, Heperi Mita, il montre sa forte personnalité, ses luttes pour les droits des femmes comme pour ceux des Māori ainsi que le chemin qu’elle a tracé vers la naissance d’un cinéma où les voix autochtones ont leur place.


"In my blood it runs", l'errance d'un enfant aborigène

Dujuan est un jeune Aborigène de 10 ans. Il possède un pouvoir de guérison, sait chasser et connaît trois langues différentes. Il parle avec sagesse, mais tenté par l’illégalité, il fait face à l’échec scolaire et à l’inquisition de la police et des services sociaux. Sa famille s’inquiète et compte sur une éducation aborigène. Le film l’accompagne dans ses errances et dans ses espoirs.


"A l'autre bout de la guerre", le Pacifique dans la Guerre Mondiale

1939, les ÉFO (Polynésie française), la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, les Nouvelles-Hébrides (Vanuatu) sont des territoires océaniens administrés par la France. Quand la IIe Guerre Mondiale éclate, ils ne semblent pas destinés à y jouer un rôle. Mais en 1941, ces îles font partie d’une zone stratégique essentielle du conflit et vont être touchées par la guerre et les changements qu’elle apporte.


"Ruahine : Stories in her skin", le moko kauae, tatouage du menton

Ce beau documentaire suit une cérémonie où deux femmes des tribus Ngai Tara et Mauapoko reçoivent leurs moko kauae, leurs tatouages du menton. La tête étant la partie la plus tapu du corps, elles affirment par le moko leur droit de naissance, leur identité et invoquent le mana de leurs Anciens. Cette cérémonie du moko, intime mais prestigieuse et ses chants traditionnels, est réservée aux femmes Māori.
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