Le point sur la grève en Polynésie

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Grève
©Pixabay ; Polynésie la 1ère
Les fonctionnaires d’État sont en grève, ce jeudi 5 décembre, pour relayer l’appel national contre le projet de réforme de retraite. Les établissements scolaires connaissent des perturbations les plus importantes. On enregistre un taux général des 1er et 2nd degré de 59,1 % de grévistes
Selon les syndicats, 9 écoles primaires sur 10 sont fermées et plus d’1 établissement sur 2 dans le secondaire. L’intersyndicale a prévu un rassemblement à 9h30 à Vaiete suivi d’une marche jusqu’au Haut-commissariat où Dominique Sorain recevra l’intersyndicale à 10h30. Des barrières ont d'ailleurs été installées au niveau de l'avenue Pouvana'a O Oopa provoquant une circulation importante. 
 


A 9h30, sur la base des personnels fonctionnaires d'Etat attendus dans les écoles et établissements scolaires du second degré, les chiffres de grévistes sont : 

- Personnels enseignants grévistes du 1er degré : 78,08 %
- Tous les personnels grévistes du 2nd degré : 45 %
- Personnels enseignants grévistes du 2nd degré : 38,4 %
- Personnels non enseignants grévistes du 2nd degré : 60,9 %

Et le taux général 1er et 2nd degré est 59,1 %

Pourquoi cette grève ?


Le gouvernement central veut mettre en place un système de retraite universel par points mettant un terme aux 42 régimes existants. La future réforme prévoit que le calcul des droits soit fondé sur l’ensemble de la carrière et non plus sur les six derniers mois. Pour les enseignants, que les primes et indemnités soient incluses dans la fameux calcul. Mais la compensation est insuffisante. Et, pour cause, les professeurs touchent peu de primes au cours de leur carrière.

Cette réforme ne ferait donc "que des perdants "estiment les syndicats d’enseignants. Des syndicats qui sont d’autant plus mobilisés qu’aucune compensation n’a été apportée depuis la suppression de l’ITR, l’indemnité temporaire de retraite. "Avec projet de réforme, le gouvernement nous a laissés dans l'incertitude", explique Thierry Barrère, secrétaire général adjoint de l’UNSA éducation. 
 

Interview


"On sait que pour les enseignants la perte sera de 30% par rapport à ce qu'on peut toucher aujourd'hui (...) Après avoir côtisé durant 40 ans, se retrouver à vivre en dessous du smic c'est pour nous impensable", explique de son côté Temarama Varney. Le secrétaire général du syndicat de l’UNSA, syndicat majoritaire dans le secondaire et porte-parole de l'intersyndicale, était l'invité café de ce jeudi 5 décembre. 
 

Interview


Météo France est également en grève, il n'y aura donc pas de bulletin météo ce jeudi. 
 
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