Les cas de bronchiolite se multiplient chez les jeunes enfants

santé polynésie française
hausse cas bronchiolite
Actuellement, une quinzaine de bébés hospitalisés souffrent de bronchiolite. ©Polynésie la 1ère
Les pédiatres du centre hospitalier de Taaone sont inquiets face à la recrudescence des cas de bronchiolite ces dernières semaines. Le service de pédiatrie est débordé et craint une saturation.

Depuis plusieurs jours, le service de pédiatrie du CHPF fonctionne à flux tendu. En cause une augmentation des cas de bronchiolite chez les nourrissons. Ils sont actuellement une quinzaine répartis dans les 3 unités de soins conventionnels. "Là, on a affaire à une enfant qui a une bronchiolite, elle est chez nous depuis ce week-end, elle respire beaucoup plus vite et elle est très encombrée. Donc on l'aide à mieux respirer avec la machine, et on lui fait des nettoyages de nez régulièrement pour la dégager et qu'elle puisse boire correctement", explique Kristell Lamglais, infirmière.

Relâchement des gestes barrières

Pour le chef de service, le docteur Jérôme Pasche, cette recrudescence peut s’expliquer par l’abandon du port du masque et le relâchement des gestes barrières.  La bronchiolite est une infection respiratoire aiguë des petites bronches (bronchioles) qui conduisent l'air aux alvéoles pulmonaires. Cette inflammation des bronchioles est le plus souvent d’origine virale, et causée par le très contagieux virus respiratoire syncytial (VRS). "Le fait qu'il y ait beaucoup d'enfants avec ces bronchiolites sévères fait que l'on est un peu débordés parce qu'on a peur de ne pas avoir assez de systèmes de ventilation non invasive, et assez de chambres qui peuvent assurer la surveillance et l'oxygène pour ces enfants", précise Dr. Jérôme Pasche, chef du service pédiatrie.

hausse cas bronchiolite
A l'hôpital, tout est mis en oeuvre pour soigner les petits patients atteints de bronchiolite. ©Polynésie la 1ère

Maladie le plus souvent bénigne, la bronchiolite se manifeste au départ par un simple rhume et atteint principalement l’enfant de moins de 2 ans. Chez le nourrisson de 3 à 6 mois, elle peut être potentiellement grave. "C'est sûr que l'idéal, c'est qu'il n'arrive pas jusqu'à nous. Quand on a des malades dans une famille, papa et maman se protègent avec un masque, se lavent les mains avec la solution hydro-alcoolique...Mais il n'y a qu'eux qui doivent s'occuper du bébé", insiste le docteur Françoise Pawlotsky, chef du service de néonatologie.

Toux, écoulement nasal, respiration sifflante, difficulté à s’alimenter… si votre nourrisson présente ces symptômes, il est recommandé de consulter rapidement votre pédiatre.