Les petites retraites victimes collatérales de l'inflation

Cette famille de Hitia'a fait face à l'inflation avec un minimum vieillesse de 140.000FCP par mois.
L'indice général des prix à la consommation a augmenté de plus de 7% en un an, selon les derniers chiffres de l'institut de la statistique en Polynésie française. L'inflation est donc généralisée et le porte monnaie des retraités n'y échappe pas. Notamment celui des personnes âgées qui perçoivent le minimum vieillesse, le fameux "moni ruau". Rencontre avec deux familles de Hitia'a, sur la côte ouest.

Comme chaque matin, Tehio fait un tour dans son petit jardin avant de préparer le repas. Pas de légumes aujourd’hui pour le ma’a, ce sera donc du riz pour accompagner le poisson cru de sa femme Johanna. Le poisson frais pêché par leur fils ce matin est devenu indispensable à la routine de cette petite famille pour réduire les dépenses du quotidien.

Tehio et Johanna perçoivent le minimum vieillesse chaque mois, soit 140.000 FCP pour un couple (80.000 FCP pour une personne vivant seule). Ces quelques centaines de dizaines de milliers de francs représente la seule rentrée d’argent pour ce foyer de 4 personnes. Alors pour s’en sortir, ils cherchent des solutions, mais cela reste très compliqué avec la flambée des prix partout en Polynésie.

A quelques kilomètres de la maison de cette famille, Hélène Willemot 82 ans habite avec sa nièce et son mari. Depuis le décès de son époux, Hélène reçoit une pension de réversion de 65.000 FCP et 35.000 FCP de minimum vieillesse. Les dépenses courantes représentent plus de la moitié de son budget, alors les courses elles les fait une seule fois dans le mois et encore, quand c’est possible…

Pour aider ces ménages vulnérables à ce contexte d’inflation, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures dont une revalorisation de 5.000 FCP du minimum vieillesse, qui concerne 17.000 polynésiens.