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Le pays retire sa réforme des retraites

Après 4 jours de grève et un conflit qui commençait à se durcir les syndicats ont finalement obtenu ce qu'ils demandaient, le retrait du projet de loi de réforme des retraites.

© présidence de la Polynésie française
© présidence de la Polynésie française
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C'est un peu avant midi qu'Angelo Frébault (CSTP/FO) est ressorti de la présidence. Devant les médias et ses sympathisants il a annoncé que le pays allait retirer la réforme des retraites. Dans sa main la lettre du président demandant à l'assemblée de Polynésie le retrait de l’ordre du jour de la session extraordinaire du texte portant réforme des retraites. Un accord qui intervient après une journée et une nuit de négociations.

"Je suis satisfait et je remercie le président et les membres élus à l'assemblée d'avoir bien su nous écouter cette fois-ci"
Angélo Frébault, secrétaire général de la CSTP/FO
Angélo Frébault, secrétaire général de la CSTP/FO

Angelo Frébault annonce la nouvelle à ses troupes © polynesie.1
© polynesie.1 Angelo Frébault annonce la nouvelle à ses troupes

De son côté le président à publié un communiqué amer confirmant sa demande de suppression du texte. Il justifie son revirement afin d'éviter que le conflit social ne  dégénère et gène la population, alors que l'intersyndicale avait fait monter la tension en envahissant l'hémicycle hier après-midi. Il dénonce par ailleurs une tentative de déstabilisation politique à quelques semaines des élections territoriales.

"La démocratie veut que les élus aient à se prononcer sur le fond du texte. Ils  n’en auront pas eu l’occasion puisque l’intersyndicale ne leur en a pas laissé la possibilité. 

Visiblement, l’intersyndicale refuse de faire face aux réalités et refuse la réforme de la retraite alors qu’elle est aujourd’hui indispensable.

Les concessions formulées par le président de la Polynésie française, et notamment le maintien de l’âge de la retraite à 60 ans comme le demandaient les syndicats, n’ont pas suffi à rétablir la sérénité du débat.

Il semble par ailleurs qu’une tentative de déstabilisation ait été orchestrée à des fins purement politiques, comme il en a déjà été le cas par le passé."


Le président renvoie enfin les syndicalistes  devant leur responsabilité car si le conflit social se termine, le problème du financement des retraites, lui, reste entier. il manque toujours 3 milliards dans les caisses.

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