Poti marara en détresse : ses deux occupants sauvés par l'hélicoptère Dauphin

faits divers polynésie française
Hélicoptère Dauphin
Illustration. L'hélicoptère Dauphin a été très utile pour récupérer les occupants du bateau en difficulté. ©Armée
Mercredi matin, le JRCC Tahiti a été alerté de la disparition d'un poti marara autour de Maupiti. Aussitôt les recherches ont été lancées. Un avion Gardian a vite repéré le bateau et un hélicoptère est parti récupérer ses occupants. Lesquels avaient déclenché la balise de détresse, ce qui a facilité leur sauvetage.

Mercredi matin, le JRCC Tahiti a été contacté par le tavana de Maupiti pour signaler qu’un poti marara, parti le dimanche matin de Manuae (Scilly) et à destination de Maupiti, avec trois personnes à bord, n’avait pas donné de nouvelles depuis son départ.

Le JRCC Tahiti a immédiatement émis un MAYDAY RELAI et a engagé l’avion Gardian des Forces armées de Polynésie française (FAPF) afin d’effectuer des recherches dans la zone. Concomitamment, le JRCC Tahiti a reçu le signal de la balise de détresse par satellite du HEITETIA, situé dans la zone de recherche.
Le Gardian a rapidement relocalisé le poti marara avec deux personnes à bord. Compte-tenu de la distance et de la météo sur zone, le JRCC a engagé l’hélicoptère Dauphin afin d’hélitreuiller les personnes pour les mettre en sécurité à terre.

Après recoupement des informations, il est apparu que le HEITETIA, qui n’avait pas donné de signe de vie depuis dimanche soir, était déjà arrivé à Maupiti et repartait en pêche le mercredi matin.

Cette opération a donc duré plus de 10 heures avec l’emploi d’un important dispositif de recherche et de sauvetage aéronautique. Elle illustre tout particulièrement l’engagement de l’Etat en matière de sécurité de la navigation réalisée au quotidien au profit de la Polynésie.

Règles de sécurité

A l’occasion de cette opération, le JRCC Tahiti rappelle l’importance de respecter les règles de sécurité élémentaires :
- Déclarer sa partance auprès du JRCC pour les navigations entre les îles ou une traversée entre deux atolls. Cette procédure permet d’anticiper les recherches en cas d’inquiétude de la famille ; elle a déjà sauvé de nombreuses vies ;
- Disposer d’une embarcation équipée de moyens d’alerte et de secours (balise de détresse, radio VHF, téléphone portable, fusée à parachute et feux à mains, réserve suffisante d’eau, gilets de sauvetage, etc.) ;
- Bien préparer son navire en vérifiant l’état du moteur et le niveau de carburant ;
- Vérifier la météo ainsi que les conditions de mer.


Par ailleurs, quand un bateau n’est pas arrivé à sa destination comme prévu, les familles doivent donner l’alerte le plus rapidement possible en contactant immédiatement le JRCC.
Cette opération illustre également une nouvelle fois l’importance de la présence de la balise de détresse à bord d’un navire permettant rapidement de le repositionner en cas de difficulté en mer.
Tous les conseils de comportement sont à retrouver sur les sites du JRCC Tahiti, de la FEPSM et de la DPAM.