Titaua Peu : « démystifier la culture et l'art »

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Le 21ème salon du livre s'achève dimanche 21 novembre, à la maison de la culture. Cette année, les écrivains locaux ont été particulièrement valorisés. Les organisateurs ont mis l'accent sur le public jeune. L'objectif étant de démystifier le métier d’auteur.

Le 21ème salon du livre s'achève aujourd'hui, à la maison de la culture. Il a été organisé en version hybride, proposé à la fois sur internet et en présentiel. Le public a été accueilli au pae pae à Hiro où se sont déroulées plusieurs animations. 

100% local

Les visiteurs ont pu rencontrer les auteurs. L'édition était 100% locale avec des écrivains, dessinateurs ou encore éditeurs locaux.

Les organisateurs ont mis l'accent sur le public jeune avec un objectif : celui de démystifier le métier d’auteur. Dans ce cadre, Titaua Peu, auteure de Mutismes et Pina a eu l'occasion d'échanger avec des adolescents :
 

Ça été une formidable expérience pour moi. Oui on arrive à démystifier le métier d'auteur. D'autant que les jeunes se retrouvent non plus face à un auteur venant de l'étranger, mais une femme qui vient de leur quartier. Et ça, c'est un plus indéniable.

Titaua Peu - écrivaine polynésienne

 

L'art pour tous

Pour elle, ces salons du livre permettent de rapprocher les jeunes de la culture et de leur rappeler que l'art - que ce soit l'écriture, la musique, la peinture ou autre - est accessible à tous.

Je suis l'exemple de ce que l'on peut faire dans l'écriture, en tant que "non-élite". Il est important de s'exprimer de différentes manières : on a la chanson, l'image... [Il faut] démystifier la culture et l'art. 

Titaua Peu - écrivaine polynésienne


Titaua Peu avait été récompensée du Prix Eugène-Dabit en 2017 pour son deuxième roman, Pina. Un livre traduit en anglais, qui sera disponible à New York en mai 2022, "une fierté pour moi et pour notre Pays", souligne-t-elle.

Titaua peu était interrogée par Maruki Dury, dans le journal du 20 novembre :