Werohia, jeune coprahculteur : sa force, c'est son moral d'acier

agriculture polynésie française
Werohia coprahculteur
La coprahculture est un métier très physique. ©Polynésie la 1ère
Jeune copraculteur, Werohia Maifano a 24 ans. Habitant de Ahe, il met fin à sa scolarité à 17 ans pour soutenir ses parents dans leur quotidien. Et pour subvenir aux besoins de la famille, la copraculture reste l'activité principale. Elle n'a plus aucun secret pour le jeune homme.

La cocoteraie familiale est le terrain de jeu de Werohia Maifano qui en connaît chaque recoin. Le bruit de la hache qui découpe la noix de coco est sa seule musique. 

A 24 ans, il dépense toute son énergie pour ouvrir les noix. La technique, la connaissance, il les possède grâce à ses capacités d'observation et son envie d'apprendre. Notamment quand "j'ai regardé d'anciens reportages avec mon grand-père...sur internet [dont l'un intitulé] Poussières de corail. Le reportage, il est pas mal", reconnaît non sans fierté Verohia.

werohia coprahculteur
La coprahculture est son activité principale. ©Polynésie la 1ère

Selon la météo, le coco peut rapporter gros. A force de courage et de persévérance, le jeune homme sait qu'il peut en vivre. "Pour faire ce métier-là, il faut vraiment en vouloir, et avoir un moral d'acier. Si tu n'as pas de moral d'acier, tu ne pourras pas casser un coco. Au moins un, ça sera déjà génial !", avoue-t-il.

Son mental de fer fait la fierté de ses parents. Dernier d'une fratrie de 4 enfants, il est le seul à être encore dans le cocon familial. Une présence indispensable. Il continue aujourd'hui ce que ses parents faisaient hier. "Sans lui, on est obligés d'embaucher pour nous aider, alors que lui non. C'est notre enfant et on partage notre savoir. C'est une fierté", dit sa mère Tuteraroa. 

La famille, c'est l'amour apaisant, le calme dans la vie. Auprès des siens, Werohia sait que l'avenir s'annonce serein dans ce refuge qu'est son motu.