Thonier chinois saisi : l'armateur a payé la caution de 150 millions cfp

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Thonier chinois saisi
©Polynésie la 1ère
L’armateur propriétaire du thonier Ping Tai Rong 49 échoué sur le récif de l’atoll de Anuanurunga a effectué le versement de la caution de 150 000 000 cfp exigée par le tribunal pour autoriser la main levée de la saisie conservatoire effectuée sur un autre thonier et bloqué depuis dans le port.

Un communiqué du gouvernement confirme que l'armateur du thonier chinois échoué à Anuanurunga a bien payé la caution demandée par la justice pour libérer le second thonier objet de la saisie conservatoire.

"La somme est arrivée ce matin sur le compte CARPAP ouvert à cet effet par maître Piriou qui défendait les intérêts de la Polynésie française dans cette affaire. Le gouvernement a aussitôt donné instruction à maître Monot, huissier, de signifier au capitaine du navire bloqué dans le port de Papeete la main levée de la saisie conservatoire. Le Ping Tai Rong 316 est donc autorisé à quitter le port de Papeete et à regagner les eaux internationales.

Preuve caution
La preuve du paiement de la caution exigée par la justice. ©Polynésie la 1ère

 

Pour mémoire, le tribunal civil a rejeté le recours du groupe Ping Tai Rong Ocean Fishing propriétaire et exploitant du navire échoué depuis le 23 juillet 2021 sur le récif de l’atoll de Anuanurunga. En rejetant le référé introduit par l’armateur qui contestait le bien-fondé de la saisie conservatoire, le tribunal avait fait droit aux demandes du Pays et condamné l’armateur au paiement d’une caution de 150 000 000 cfp en contrepartie de la libération de son navire. Le propriétaire du navire s’est donc exécuté et s’est conformé sans tarder à la décision de justice.

La Polynésie n'est pas une poubelle

 

L’argent désormais bloqué sur un compte spécialisé servira le cas échéant à financer tout ou partie des opérations de démantèlement du navire échoué si d’aventure le propriétaire ne devait pas s’acquitter de ses obligations à cet effet. Sous la pression de la procédure judiciaire, ce dernier semble avoir contractualisé avec un prestataire en vue de procéder aux opérations de démantèlement du navire.

Le Pays a salué cette décision du tribunal qui envoie un signal fort aux armateurs, notamment étrangers, et leur rappelle leurs obligations. Ce faisant, le Pays rappelle aux propriétaires des navires qui transitent dans les eaux de notre ZEE que la Polynésie n’entend pas être une poubelle à épaves et qu’il déploiera tous les moyens que lui offre le droit pour défendre et préserver son environnement océanien".