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L'actu de la région: 110 kwassa-kwassa détruits au tractopelle

océan indien
Des clandestins comoriens  à bord d'un kwassa kwassa
Photo d'illustration ©AFP
A Mayotte, des « kwassa-kwassa » écrasés par un tractopelle, les mauriciens ingèrent chaque année au moins 2 kilos de pesticides et enfin à Madagascar, la campagne pour la présidentielle commencera le 8 octobre

Mayotte: des kwassa-kwassa à la casse

La préfecture de Mayotte a ordonné la destruction de 110 « kwassas » sur le terrain militaire des badamiers. L’opération est destinée à faire de la place sur cet espace où sont entassés ces embarcations ayant servi à acheminer des « clandestins » depuis l’île d’Anjouan. Bruno Minas de Mayotte la 1ère nous raconte comment s'est déroulée cette opération destruction: 
destruction de "kwassa"
destruction de "kwassas" à la pelleteuse sur le terrain des Badamiers
La coque du bateau craque sous la pelleteuse, le tractopelle s’acharne jusqu’à n’en laisser que de petits morceaux qui sont ensuite chargés dans une benne en direction la déchetterie de Dzoumogné. On ne brûle pas les "kwassas" parce que cela polluerait.

Il est dommage de voir ainsi des embarcations de 6 à 8 mètres  passer ainsi à la broyeuse. Certaines sont en bon état. Ne pourrait-on pas leur donner une « seconde chance » ? Les revendre ? « On pourrait le penser » répond le Procureur de la République Camille Miansoni, « mais ces embarcations ne sont pas aux normes européennes, elles ne pourraient pas naviguer dans des eaux françaises »


500 euros pour détruire un " kwassa"!


Détruire les « kwassas » coûte cher. L’entreprise qui s’en charge facture à la préfecture 500 euros par unité. L’année dernière on en a broyé ainsi 398. Près de 200 000 euros sont donc partis dans la seule destruction. C’est une petite part du budget de la lutte contre l’immigration clandestine qui s’élève selon le Préfet à « plusieurs dizaines de millions d’euros ». Les moteurs, quand ils sont en bon état, sont envoyés à Nantes ou à Bordeaux où ils sont rachetés, reconditionnés, et remis sur le marché par une entreprise spécialisée.


Malgré les saisies, la production de « kwassa » reste une affaire rentable


La destruction est un des maillons de la longue chaine de lutte contre l’immigration clandestine. Un combat qui continue insiste le préfet Dominique Sorain, malgré le blocage des reconduites vers les Comores.
« Nous continuons à saisir les bateaux, nous interpellons et poursuivons en justice les passeurs » ; le préfet reconnaît que l’absence de reconduites à la frontière pose un « gros problème » mais, dit-il, « le travail continue, c’est une priorité ».
Depuis le début 2018, 96 "kwassas" ont été saisis. Ils s’entassent sur le terrain militaire des Badamiers,  attendant leur tour de passer sous la pelleteuse. Pendant ce temps dans l’île d’Anjouan, on continue de les fabriquer. Ils sont rentables, même sur un seul voyage.

Mayotte: Vaccination de 13 500 enfants lors d'une campagne
Entre le 22 mai et le 30 juin, 13 500 enfants ont été vaccinés à Mayotte. Une campagne de vaccination exceptionnelle menée par Santé publique France qui visait pourtant l'objectif de vacciner 40 000 enfants.  "Le premier bilan est positif : plus de 24.000 enfants de moins de six ans ont été vus dans un centre de vaccination", a-t-elle affirmé. Sur ce nombre, près de la moitié étaient à jour, mais 55% avaient besoin de vaccins, soit 13.497 d'entre eux. 

Le ministère de la Santé avait demandé le déploiement de la Réserve sanitaire dans ce département d'outre-mer, à des fins de prévention, après deux cas mortels de coqueluche fin 2017 et début 2018. "Plus de 25.000 vaccins ont été administrés", soit deux par enfant en moyenne, a précisé Santé publique France.

Le plus fréquent a été le vaccin dit "hexavalent" (diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite B, poliomyélite, infections à Haemophilus), avec 9.012 enfants. Le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) a été administré à 8.674 enfants. Enfin, 7.448 enfants ont reçu le vaccin contre le pneumocoque.

En 2012, 19% de la population de Mayotte avait moins de six ans, selon l'Insee. En appliquant ce ratio à la population actuelle, près de 50.000 enfants ont cet âge aujourd'hui.

Maurice: deux kilos de pesticide dans le corps de chaque Mauricien

Selon Défimédia, dans l'île soeur, une personne ingère en moyenne deux kilos de pesticides involontairement chaque année, selon Anwar Husnoo, le ministre de la Santé. 136 personnes ayant ingurgité ce poison ont été hospitalisées en 2017. Les spécialistes de la santé estiment, pour leur part, que les effets sont bien plus graves.

Cent trente-six cas d’intoxication par les pesticides ont été traités dans les hôpitaux en 2017. Deux patients sur trois étaient des hommes, a révélé Anwar Husnoo, devant le Parlement. Pour cause, une personne ingère en moyenne deux kilos de pesticide involontairement par an à travers les fruits et légumes qu’elle consomme. Et le phénomène ne fait qu’empirer. Selon le ministère de la Santé, de 2 194 tonnes de pesticides importées en 2014, le chiffre est passé  à 2 384 tonnes en 2016.

Toutefois, « ce n’est que le sommet de l’iceberg, car l’intoxication par pesticide est souvent sournoise et ses effets peuvent se faire sentir des années plus tard », affirme Dr Ishaq Jowahir, vice-président de la Private Medical Practioners Association.

Madagascar: les candidats à la présidentielle pourront déposer leur candidature à partir du 1er août

C'est lExpress de Madagascar  qui l'annonce: la période de dépôt de candidature est fixée du 1er au 21 août. La campagne électorale démarre elle le 8 octobre prochain. 

Madagascar, grande île pauvre de l'océan Indien, est secouée depuis fin avril par une crise ouverte entre le président Hery Rajaonarimampianina et l'opposition. Cette dernière est descendue cette année dans la rue pour dénoncer, selon elle, la tentative de muselage du président Rajaonarimampianina à l'approche des élections.

Au premier jour des manifestations, le 21 avril, deux partisans de l'opposition avaient été tués. La situation s'est apaisée avec la nomination en juin d'un Premier ministre de consensus, Christian Ntsay, et l'entrée de l'opposition dans le gouvernement. 

Les deux tours de la présidentielle sont prévus le 7 novembre et le 19 décembre prochain. Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue au premier tour de la présidentielle, un second tour sera organisé le 19 décembre, a déclaré l'actuel Premier ministre. 





 
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