Assises : troisième et dernier jour du procès de la maison de l'horreur

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Second jour assises Maison de l'horreur 2016
©Réunion 1ère
Le verdict de ce troisième et dernier jour du procès de la maison de l'horreur sera l'ultime réponse de la société aux accusés. En Février 2015, ils avaient été condamnés à 30 ans de réclusion criminelle. Aucun élément nouveau n'est apparu lors de second procès en assises.
Les tenanciers de la maison de l'horreur ne s'aiment plus, selon Pascal Dijoux. Le trentenaire ne veut pas assumer sa part de responsabilité dans cette sordide affaire de vols, viols, extorsions de fonds, violences, séquestrations... Lors de la deuxième journée d'audience de la cour d'assises de La Réunion, il a tenté de renvoyer l'entière responsabilité des faits sur Daisy Delaplaine. Sa compagne, âgée de 44 ans, serait l'unique coupable. Il était sous son emprise. L'écueil de cette nouvelle version est fourni par l'accusé. Depuis sa cellule, il a écrit des lettres enflammées à sa concubine.

Le concubin se désolidarise de sa compagne

Daisy Delaplaine assume, en partie ses responsabilités. Comme lors de la première journée ce mercredi, elle reconnait, les séquestrations, les violences, les vols, mais pas les viols de sa belle-mère. Pourtant les SDF, également séquestrés dans la maison de la rue des Rubis, témoignent. Ils ont assisté aux viols de la malheureuse. Ils ont vu que les bourreaux n'hésitaient pas à la prostituer pour gagner de l'argent. Les constations médicales viennent confirmer les faits. Mais, elle nie.

Condamnés solidairement à 30 ans en Février 2015

A l'issue du premier procès, Pascal Poudroux et Daisy Delaplaine avaient été condamnés à 30 ans de réclusion criminelle. L'avocat général devrait requérir la même sanction à l'encontre des accusés. Pascal Poudroux a tenté de se présenter comme l'une des victimes de sa compagne, mais sa version ne résiste pas aux témoignages des SDF et de sa propre mère. Ce second procès d'assises n'a pas apporté d'élément nouveau. Reste les délibérations des jurés...

Reportage : Hakim Ali-Saïd, philippe Hoareau Montage : Guy Chamand