COP26 : les îles de l'océan Indien sont en danger

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Les prévisions des climatologues sont unanimes les atolls des Seychelles, des Maldives, les Iles Éparses et plus généralement les zones côtières sont menacés par la montée des eaux. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, en ouverture de la COP26 a fixé l'objectif : "Sauver l'humanité !"

La limitation de la hausse de la température à 1,5 °C, objectif fixé lors de la COP21 par les accords de Paris, sera-t-il tenu ? Le dernier rapport du GIEC n'est pas très optimiste. En ouverture de la COP26, qui se tient depuis une semaine à Glasgow, António Guterres, le patron des Nations unies, a réaffirmé qu'il est urgent d'agir pour : "Sauver l'humanité" et d'arrêter, de : "creuser nos propres tombes", titre RFI.

L'économie mondiale est inféodée aux énergies fossiles. Les solutions alternatives représentaient 17,9% de la production mondiale en 2019. Ce pourcentage ne tient pas compte de l'extraction des matières utilisées, de la transformation, du taux de CO2 pour le transport, l'installation. Certaines sont vertes en apparence, mais pas vraiment dans les faits, comme le démontre un documentaire d'Arte décrypté par Ouest-France.

Montée des eaux, hausse des températures, plus de cyclones

 

D'ores et déjà, les habitants d'atolls des Maldives, des Seychelles et du Pacifique vivent les pieds dans l'eau. La moindre déferlante devient une menace mortelle. À l'approche d'une dépression ou d'un cyclone, la vie de ces populations est menacée. Un aéroport pour hydravions a été inauguré au début du mois d'août 2021, il est également question de construire des îles flottantes pour reloger les habitants des atolls menacés de submersion. 

Les rivages des îles volcaniques sont fortement érodés par la montée invisible, mais régulière de l'océan. À Maurice, Mayotte et La Réunion, la construction de digues sont de frêles barrières face à l'immensité de la menace. Les cyclones ont touché Madagascar, les Comores et le Mozambique ces dernières années. L'Île Maurice et La Réunion ont été épargnées, mais demain... Les climatologues prévoient une augmentation de ces phénomènes météorologiques avec la hausse des températures, écrit oneheart.

 

Les six dernières années, depuis la COP21 en 2015 à Paris : "ont été les plus chaudes jamais enregistrées", a souligné António Gutierres, lors de son discours d'ouverture de la COP26. Quand, il est question de changement climatique, il ne faut pas regarder le thermomètre de son salon à un instant T, mais observer les flux aériens, marins dans leur globalité. Les climatologues travaillent sur un temps long, comme le précise futura-sciences.com. Ils appuient leurs observations grâce aux études du climat à travers les siècles. Leurs calculs permettent d'obtenir une vision à long terme. 

Si rien ne bouge et que nous avançons sur la trajectoire actuelle, les experts des Nations unies prévoient une augmentation globale de 2,7 °C sur l'ensemble de la planète (la température est toujours plus élevée sur terre qu'en mer), précise le site des Nations unies.

L'ancien président des Maldives, Mohamed Nasheed, qui assiste à la COP26 espère que les Etats vont réagir. Il a conscience que son pays et l'un des plus fragiles, face à cette menace. Pour l'ancien dirigeant : "Il ne s’agit plus seulement de nous. Quand nous coulerons, le bateau entier coulera", écrit ledevoir.com.