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Quelles suites judiciaires après la nuit de violences urbaines à La Réunion ?

Suite à la soirée d’Halloween marquée par des violences urbaines, un jeune a été condamné à deux mois de prison avec sursis ce vendredi. Le procureur de la République estime "que la justice pénale en matière de violences urbaines n’est pas laxiste à La Réunion".

Nuit de violences au Chaudron. © Alexandre Timar
© Alexandre Timar Nuit de violences au Chaudron.
  • Par Laura Philippon
  • Publié le
Après la nuit de violences qui a touché La Réunion le soir d’Halloween, dix-sept personnes ont été interpellées, mais la plupart ont été remises en liberté faute d’élément.
 

Deux mois avec sursis

Au moins quatre personnes ont été placées en garde à vue à Saint-Denis. Laissés libres, les mineurs seront prochainement convoqués devant le tribunal pour enfants. Pour les personnes majeures, l'une d'entre elles est passée en comparution immédiate ce vendredi.

Un des individus a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir lancé une canette sur un fourgon de police. Les autres acteurs doivent être déférés au tribunal de Champ Fleuri en comparution immédiate demain. 
 

Pas de laxisme

Ce vendredi matin, le procureur de la République explique que "les enquêtes se poursuivent et que les policiers qui ont procédé aux interpellations seront entendus".

Eric Tuffery a aussi répondu aux syndicats de police. "J’entends et je comprends l’inquiétude et la colère des policiers, mais objectivement, je n’ai pas le sentiment que la justice pénale en matière de violences urbaines soit laxiste à La Réunion, a déclaré le procureur. Les peines prononcées de temps en temps sur ce types d’affaires de violences urbaines sont vraiment très lourdes. Si ce sont des récidivistes, ça peut prendre la forme de plusieurs mois ou années de prison".

Regardez l'interview du procureur avec Rahabia Issa et Florence Bouchou : 
Eric Tuffery
 

La colère des policiers

Au lendemain de la nuit de violences, les syndicats de police ont réagi. Unité SGP Police FO demande "une réforme en profondeur de la justice". "Quand vous interpellez un individus cinq, dix, quinze fois et que cet individus n’est toujours pas emprisonné, concitoyens et forces de l’ordres sommes en droit de nous poser des questions", estimait Gilles Clain, secrétaire départemental SGP Police FO, suite aux violences. "Le code pénale prévoit des peines de prison pour les différents délits et crimes, il faut les appliquer de façon systématique".
 

Une soirée de violences

La soirée d’Halloween a dégénéré en une nuit de violences à La Réunion. Des échauffourées ont éclaté entre jeunes et forces de l’ordre dans plusieurs communes. Saint-André, Saint-Denis, Sainte-Suzanne, Saint-Pierre et Le Port ont été touchées par ces violences urbaines. Des poubelles et des véhicules ont été incendiés. A Saint-André, le commissariat a été pris pour cible par une quinzaine de jeunes. Au Chaudron, des commerces ont été dégradés, une pizzeria saccagée.
 

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