Le maire de Saint-Benoît demande l'aide de l'Etat suite aux violences urbaines

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Le maire de Saint-Benoît demande l'aide de l'Etat suite aux violences urbaines
Le maire de Saint-Benoît demande l'aide de l'Etat suite aux violences urbaines. ©Michelle Bertil
A la suite des violences urbaines de ces derniers jours, à Saint-Benoît, le maire Patrice Selly a rencontré, le sous-préfet d'arrondissement, ce vendredi 4 novembre. Il demande l'aide de l'Etat pour éradiquer la délinquance dans sa commune.

Les violences urbaines de ces derniers jours à Saint-Benoît au cœur d'une réunion d'urgence ce vendredi 4 novembre. Le maire de la commune s'est entretenu avec le sous-préfet d'arrondissement, Michael Mathaux.

Le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance

Patrice Selly souhaite relancer rapidement le CLSPD, le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance. Cette instance pourrait "mettre en évidence la responsabilité parentale et permettre de renforcer les sanctions".

"Le préfet sera présent au prochain CSLPD qui réuni également les services du procureur de la République, explique le maire de Saint-Benoît. L'Etat et la Justice doivent nous aider à apporter des solutions pour éradiquer ce phénomène de violences sur la commune". Selon Patrice Selly, le CSLPD "permet d'identifier les origines des problèmes de délinquance sur le territoire et surtout d'apporter des solutions adaptées".

Regardez les précisions de Réunion La 1ère :

Une réunion d'urgence entre le maire et l'Etat suite aux violences urbaines à Saint-Benoît. Reportage

 

Toucher aux allocations familiales : une sanction envisagée

Patrice Selly va aussi mettre en place un Conseil pour les droits et les devoirs des familles. Cette instance permettra de convoquer les parents de ces mineurs "pour leur rappeler leurs responsabilités". 

"Il permet de proposer des sanctions si le message n'est pas entendu, prévient le maire. Parmi les sanctions qui pourraient le mieux fonctionner, il y a la suspension ou la diminution des allocations familiales".

La responsabilité des parents

Selon le maire, "la parentalité et la responsabilité des parents sont essentielles dans ce qu'il se passe en ce moment à Saint-Benoît avec tous ces jeunes mineurs qui errent dans les rues".

Mercredi, des affrontements entre bandes rivales de Cité Labourdonnais et du quartier de Bras-Fusil, puis avec les forces de l’ordre, ont émaillé la soirée. D'importants dégâts matériels sont à déplorer.

Ce vendredi, un Bénédictin de 19 ans sera jugé en comparution immédiate en début d'après-midi, au tribunal correctionnel de Champ Fleuri. Il est considéré comme le meneur de la bande de Bras Fusil venue en découdre mercredi soir avec ses rivaux de la cité Labourdonnais. La nuit d'Halloween avait déjà été marquée par des violences urbaines sur la commune.