Éruption du Piton de La Fournaise : les habitants de Grand-Coude incommodés

catastrophes naturelles saint-joseph
L'éruption diminue en intensité
©Observatoire Volcanologique de La Réunion

L’éruption du Piton de la Fournaise dure depuis plus d’un mois. L'importante émanation de gaz formée dans la région du volcan a des conséquences sur le village de Grand-Coude à Saint-Joseph. Des gaz toxiques incommodent les habitants.

Le 12 mai dernier, l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise avait publié des images de la région du volcan semblant plongée dans une sorte de brouillard.

Hier, samedi 15 mai, un pic de pollution au dioxyde de souffre dû à l'éruption du Piton de la Fournaise a aussi été enregistré. au Tampon et à Grand-Coude, à Saint-Joseph. Ces particules fines peuvent occasionner des difficultés respiratoires.

Gorge qui gratte, nez qui pique…

A Grand-Coude, difficile de mesurer à l'œil nu, la présence des particules polluantes.  La gorge qui gratte, le nez qui pique et des difficultés respiratoires... les effets des émanations de gaz se sont faits sentir.

Ces derniers jours, nombreux sont ceux qui restaient enfermés dans leur maison, pour éviter les odeurs notamment. Toutefois, ce dimanche, les habitants respirent un peu mieux.

Quand on sortait c'était comme si un camion de fumier était passé

Un habitant de Grand-Coude

 

(Re)voir le reportage de Loïs Mussard :

VS Le souffre à grand coude

 

D'autres Saint-Joséphois, eux, ont eu moins de difficultés à supporter ces désagréments. "N'a un tas d'zaffair i inquiète plus que ça en ce moment" avoue un autre habitant du village des hauts, en évoquant la crise covid.

Bientôt la fin des irritations ?

Ces irritations pourraient ainsi prendre fin dans quelques temps. Impossible de dire quand, mais depuis plusieurs jours, l'Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise indique que l'éruption perd en intensité.


Les deux cônes sont toujours actifs avec un fort dégazage, l’écoulement de la lave à la sortie des bouches éruptives, se fait essentiellement en tunnels et le front de coulée ne progresse que très lentement dans les Grandes Pentes.