Affichages et tags homophobes : la communauté LGBT+ ne laissera rien passer

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Marche des visibilités à Saint-Denis
Marche des visibilités à Saint-Denis ©Hermione Razafinarivo

Des tags, à caractère homophobe, sont récemment apparus sur les murs de la commune de Saint-Denis, mais aussi à Saint-Gilles, dans l'Ouest de l'île. Ils soulèvent l’indignation des membres de la communauté LGBTQIA+.

Le 16 mai dernier, la ville de Saint-Denis a été le théâtre d'un évènement inédit avec la tenue de la première marche des libertés de La Réunion. Un évènement qui a réuni plus de 1 500 personnes homosexuelles, bisexuelles ou encore transgenres.

Un signe de l'évolution des mentalités, même si le chemin reste encore long dans ce dur combat que mène les membres de la communauté LGBTQIA+ afin d'être respectés comme tout un chacun. La preuve récemment avec ces tags à caractère homophobe qui sont apparus dans des toilettes publiques à Saint-Gilles, mais aussi à... Saint-Denis.

Trois plaintes déposées à Saint-Denis

La municipalité a déposé plainte cette semaine, le mercredi 26 mai, après qu'un panneau  au message des plus clairs ait été accroché aux grilles d'entrée de l'ancien hôtel de ville.

Sur le mur du parking du Grand Marché, on a aussi pu lire un message faisant un parallèle déplacé entre la pédophilie et les homosexuels... Damien Lehmann, le propriétaire du salon de coiffure se trouvant à proximité directe a, lui, aussi annoncé qu'il déposait plainte, tout comme l'association Requeer.

Damien Lehmann interrogé par Indranie Pétiaye :

Réaction de Damien Lehmann, coiffeur à Saint-Denis

 

Amalgame intolérable

Samuel Perche, président de l'association Requeer, s'insurge contre cet amalgame intolérable notamment affiché au Grand Marché. Et ils sont bien sûr nombreux, qu'ils soient membres ou pas de la communauté, à condamner ces messages et ces actes homophobes.

A Saint-Denis, on espère que les images de vidéosurveillance permettront d’interpeller le ou les auteurs des faits. Ces derniers encourent un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.