Fin de la grève à la Semittel, un accord trouvé avec la direction

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Les conducteurs de bus de la Semittel sont en grève illimitée.
Les conducteurs de bus de la Semitell sont en grève illimitée. ©Loïs Mussard
Vers un retour à la normale sur le réseau de bus Alternéo ce week-end. Les grévistes de la Sémittel ont en effet trouvé un accord avec la direction pour une revalorisation salariale de 25 à 111 euros pour les employés, en fonction de leur situation.

Fin de la grève à la Sémittel. Un protocole d'accord est en cours de signature ce vendredi entre la direction et les représentants syndicaux FO et UR 974. L'ensemble des lignes de bus du réseau Alternéo devraient ainsi fonctionner normalement dès ce samedi 2 avril pour le plus grand soulagement des usagers.

La direction et les salariés grévistes ont trouvé un terrain d'entente dans la soirée de jeudi, sur une revalorisation salariale de l'ordre de 25 à 111 euros environ, en fonction de la situation de chaque employé.

Une revalorisation salariale en deux temps

Un effort de la direction qui satisfait les syndicats et qui correspond à une enveloppe globale de 620 000 euros. 80% de cette enveloppe devrait être versée immédiatement, et le reste le sera d'ici le 1er janvier 2023.

Les syndicats ont également obtenu la mise en place d'une commission mixte paritaire afin d'arriver à une véritable harmonisation des salaires pour chaque catégorie de poste. 

Une bataille pour les petits salaires

Depuis le début du mouvement qui aura durer quatre jours, les grévistes réclamaient avant tout la revalorisation des plus petits salaires au sein de la Sémittel, à savoir celui des chauffeurs de bus, des contrôleurs, des personnels de maintenance ou encore des agents d’accueil.

Les syndicats FO et UR 974 demandaient initialement une augmentation de 238 euros. Aujourd'hui, ils se disent néanmoins satisfaits, comme l'explique Jim Valmy, le délégué syndical UR 974.

Satisfaction des grévistes

"C'est satisfaisant pour les salariés. Si dès le départ, la direction avait entendu nos revendications, il n'y aurait pas eu de grève, défend le syndicaliste. Nous saluons cet effort et nous nous excusons auprès de la population pour ces désagréments".

Les négociations se sont déroulées en présence d'un inspecteur du travail qui a joué le rôle de médiateur, aux côtés également du maire de Saint-Pierre Michel Fontaine.