REPLAY. Sobatkoz: La Réunion face aux violences de bandes

Le RAID intervient dans le quartier Fayard à Saint-André
La lutte contre les bandes et les violences urbaines s'accélère à La Réunion. Depuis le lancement du plan anti-bandes, 18 étrangers en situation irrégulière ont été reconduits à la frontière selon la préfecture. Ils faisaient l’objet d’une obligation de quitter le territoire ou d’une interdiction de territoire français. Mais ces mesures sont-elles suffisantes? Le tout répressif est-il LA solution ? Sobatkoz ouvre le débat

Des affrontements entre mineurs à coups de sabre et machette. Les violences de bandes, un phénomène nouveau à La Réunion.Pour stopper cette insécurité grandissante, un plan anti-bandes a été déployé. Sera t-il suffisant pour enrayer ces violences ? Le tout répressif est-il LA solution ? Comment encadrer ces mineurs isolés ? Comment éviter la stigmatisation ? 

Réunion La 1ère ouvre le débat, ce jeudi 20 février à partir de 20h dans Sobatkoz présenté par Gaëlle Malet et Jean-Marc Collienne. Diffusion sur Réunion La 1ère TV et en Facebook Live.

 (Re)voir Sobatkoz:

Gaëlle Malet fait le point sur les thèmes qui sont abordés ce jeudi soir: 

Sobatkoz - plateau Gaëlle Malet 2

Les invités de Sobatkoz: 

 

  • Joé Bédier, maire de Saint-André 
  • Patrick Dalleau, directeur de l'Enfance et de la Famille au Conseil Départemental
  • Laurent Chavanne, directeur départemental de la Police nationale
  • Siti Omar, président d’honneur du Collectif Réunion Mayotte en action
  • Teddy Alamèle, psychologue et médiateur quartier Fayard 
  • Marie-Eve Mallet, collectif “Stop à la délinquance transférée importée”

 

Sobatkoz - plateau Gaëlle Malet

Plan anti-bandes: les syndicats policiers réclament des moyens

Responsabiliser les familles, dépister les tuteurs défaillants, dégrader les titres de séjour ou les allocations familiales, création d'une cellule départementale... Les mesures annoncées mardi 28 janvier par le préfet Patrice Latron dans le cadre d'un plan de lutte contre les phénomènes de bandes impliquant des mineurs ont reçu un accueil favorable de la part des policiers, en première ligne face aux violences urbaines qui touchent plusieurs communes de l'île à Saint-Denis, Saint-André ou au Port.

"Il faut qu'on apporte les effectifs"


Mais les syndicats qui les représentent se montrent aussi prudents sur leur efficacité si elles ne sont pas accompagnées de renforts humains dans les forces de l'ordre. 


"On valide, c'est le travail de la police nationale. Mais derrière, il faut qu'on apporte les effectifs pour la création de ces unités" demande Mickaël Hoarau d'UNSA Police. 


Jusqu'ici, le maintien de l'ordre et les enquêtes sur cette nouvelle délinquance se font à moyen constants."Tout le service de sécurité publique de Saint-Denis s'est adapté, on a décalé ces effectifs de voie publique pour apporter des réponses sur des créneaux bien précis concernés. Derrière, la PJ aussi doit s'adapter car il y a eu pas mal d'interpellations, donc traitement de la procédure judiciaire", rappelle le syndicaliste. 

Une réunion à huis clos avec les maires

Le 5 février dernier, le préfet a réuni, à huis clos, les maires des cinq communes les plus concernées par les récentes violences : Saint Denis, Saint-Louis, Saint-Benoît, Saint-André et Le Port. Une réunion à laquelle participent aussi les services de la Caf, du Département, les bailleurs sociaux, les forces de l'ordre et l'Agence Régionale de Santé. 

"Je m'attendais à d'autres mesures" 

Du côté des maires, les attentes étaient nombreuses, en particulier concernant les mineurs isolés. Après plus de trois heures d'échanges, certains élus ressortent sceptiques de cette réunion.

"On a parlé de mesures d'expulsion, de contrôles de la Caf, mais je m'attendais à d'autres mesures concrètes sur ces mineurs qui sèment le trouble", affirme Joé Bédier. Le maire de Saint-André confie s'attendre à des mesures "de répression".

Des familles déjà dans le viseur de la Caf

Depuis la création de la cellule anti bandes, 18 familles ont été repérées par la Caisse d'Allocations Familiales pour la suspension de leurs prestations sociales. 

Patrice Selly, le maire de Saint-Benoît, se réjouit de la "prise de conscience de l'Etat sur la délinquance des mineurs". Il espérait un renforcement des mesures à s à l’égard des parents de ces mineurs. "Il faut que les procédures soient plus souples notamment sur la suspension des allocations familiales", déclare-t-il. 

La cellule anti-bandes se réunira tous les 15 jours pour faire un point sur les avancées.