Université : le tribunal administratif annule l'élection de Frédéric Miranville

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Frédéric Miranville réélu à la président de l'Université
©Imaz Press

Frédéric Miranville avait été réélu à la présidence de l'Université de La Réunion le 17 décembre dernier. Le tribunal administratif annule finalement cette élection.

Candidat à sa propre succession face à Brigitte Grondin-Perez en décembre dernier, Frédéric Miranville avait été réélu à la présidence de l'Université de La Réunion. Le tribunal administratif annule finalement cette élection.

Deux premiers recours rejetés

Tous les quatre ans, les élections universitaires permettent de renouveler l’ensemble des représentants des personnels et des étudiants au sein des conseils centraux de l’université : le Conseil d’Administration (CA), la Commission de la Recherche (CR) et la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU) du Conseil académique (Cac).

D'autres recours avaient été déposés devant la commission de contrôle des opérations électorales (CCOE), par la liste concurrente "Nouvel Élan" représentée par Brigitte Grondin-Perez.

Compétente pour l'examen d'éventuelles irrégularités, cette commission peut, le cas échéant, prononcer l'annulation d'un ou plusieurs scrutins dans les différents collèges, voire de l'ensemble des opérations électorales, en fonction de la teneur des irrégularités constatées.


Mercredi 16 décembre, la CCOE avait rendu sa décision en rejetant le recours portant sur l’annulation du collège A (Professeurs d'université et assimilés) pour la désignation des représentants au Conseil d’Administration de l’Université de La Réunion.

Le processus électoral a donc été maintenu et c'est dans ce contexte pour le moins tendu que les 36 membres du Conseil d'administration avaient voté en faveur de la liste de Frédéric Miranville qui a récolté 22 voix favorables contre 13 pour la liste concurrente, et un bulletin blanc.

Ce mercredi 14 avril, le tribunal administratif considère des irrégularités dans la composition du corps électoral appelé à participer à la première séance du nouveau conseil d’administration, le 17 décembre 2020.

L’établissement prend acte de cette décision, contraire à l’avis du rapporteur public et regrette que le processus électoral soit encore prolongé alors qu’il a été initié depuis 14 mois. Cette stratégie d’acharnement de nos opposants qui refusent d’accepter la voix des urnes qui s’est exprimée à plusieurs reprises en notre faveur, alors que nous faisons face à une violente crise sanitaire, n’est pas responsable. Toutes les forces en présence restant les mêmes au niveau des différents collèges élus du Conseil d’administration, la procédure de vote des extérieurs et du Président sera reprise sereinement. Je fais pleinement confiance aux administrateurs pour continuer à nous accompagner à œuvrer pour l’université et être au plus proche des étudiants.

Communiqué de Frédéric Miranville

 

Recours sur une double casquette

La discorde concerne une des 4 personnalités extérieures qui siègent au conseil d'administration de l'établissement, composé de 36 membres au total.
Elle est maître de conférences, mais aussi conseillère régionale. Le rapporteur publique avait d'abord estimé que cela ne posait pas problème, mais finalement si, pour le tribunal administratif, qui, ce mercredi, annule cette élection. Elle devrait donc quitter le conseil administratif de l'université.

 

De nouvelles élections

Cela ne signifie pas que Brigitte Grondin-Perez soit automatiquement élue pour le remplacer. De nouvelles élections, dont la date est encore inconnue, seront organisées. Cette fois, un seul scrutin ! Puisqu'un seul d'entre-eux a été invalidé. Les 32 membres du conseil d'administration, qui ne bougeront pas eux, voteront pour les candidats en lice. Ils désigneront également les 4 nouvelles personnalités extérieures qui viendront les rejoindre.

Ce qui est assez certain, c'est que Frédéric Miranville devrait se représenter. Tout comme Brigitte Grondin-Perez.