La densité forestière continue de diminuer à Saint-Pierre et Miquelon

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©SPM la 1ère
Quel équilibre entre la flore et la faune dans la forêt boréale ? Pour y répondre, une conférence organisée par l'OFB (L'Office Français de la Biodiversité) a été présentée à la Cacima de Saint-Pierre. Le constat : la densité forestière continue de diminuer et le gibier serait un facteur aggravant.

Le cerf de Virginie, le lièvre variable d'Amérique, un espace végétal en péril, qui peinent à se développer... Ce sont les principales thématiques qui ont été abordées lors d'une conférence à la Cacima (Chambre d'Agriculture, de Commerce, d'Industrie, de Métiers et de l'Artisanat). Une cinquantaine de personnes étaient présentes pour écouter les recommandations de l'OFB (L'Office Français de la Biodiversité).

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Le sorbier d'Amérique ou l'épinette sont les principales espèces qui peinent à se développer. Alors que faire ?

"Nos recommandations sur ce thème sont de diminuer la densité de cerfs sur Miquelon et Langlade pour permettre le renouvellement et la conservation de la forêt boréale."

Louis Quénée, chargé de missions techniques à l'OFB

 

Par quels biais agir ?
 

Mais pour diminuer la densité de la faune, comment agir ? Augmenter les quotas de chasse ? Mais à travers quelles données ? Du côté des chasseurs, un inventaire est demandé sur le cerf de Virginie, qui pourrait être effectué grâce à un nouveau dispositif : un drone thermique.

"Un outil indispensable sur le territoire pour connaître la population de chevreuil plus précisément et pouvoir déterminer des quotas de chasse au plus juste."

Daniel Koelsch, président de la Fédération des Chasseurs de Saint-Pierre et Miquelon


Au delà du cerf, le lièvre a un impact non négligeable sur la forêt boréale de l'archipel. Son plat favori : l'épinette... Les semis de plus de 10 cm sont abroutis à hauteur de 30% en moyenne... Les chasseurs replantent, mais voudraient s'appuyer sur un répulsif naturel : la graisse de mouton. Cette technique avait déjà été testée en novembre 2020, mais cette fois-ci avec 465 pousses de sapins baumiers. Ce projet ambitieux de reboisement était une première sur l'archipel.

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Quelques mois plus tard, une nouvelle opération avait été initiée avec 7500 plants d'épinettes blanches et noires, répartis à plusieurs endroits du territoire. Une initiative lancée par la collectivité territoriale avec le soutien de l'office national des forêts.

Pour rappel : chaque année, la forêt de Saint-Pierre et Miquelon perd 1 % de sa superficie totale.

Reportage Samuel Monod et Flavie Bry

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