Un muret en pierre au sud-est de l'étang de Mirande reste un mystère archéologique

histoire miquelon-langlade
mirande miquelon
©J'aimespmprod
D'étranges vestiges, témoins d'une occupation humaine, pourraient être liés à la présence d'une ferme près du ruisseau des Godiches à Miquelon. Une énigme qui n'est toujours pas résolue à ce jour

Mais que se cache-t-il derrière le muret en pierre situé au sud-est de l'étang de Mirande ? Des questions se posent encore aujourd'hui par les promeneurs et les passionnés de faune et de flore de Miquelon. 

À lire aussi : Des pierres de Saint-Pierre et Miquelon parlent de notre d'histoire

Ce mur d'un kilomètre, composé de milliers de tonnes de cailloux, transportés sur place et alignés sans logique apparente, reste un mystère. Roger Etcheberry est originaire de Miquelon. Il connaît son île dans ses moindres recoins.  Il avait remarqué, il y a plusieurs années, quelque chose de rectiligne allant du ruisseau des Godiches jusqu'au  bord de l'étang de Mirande.

Quand on voit quelque chose de rectiligne dans la nature, ce n'est pas d'origine comment dire ... naturelle.

Roger Etcheberry

 

Même si durant l'automne, la végétation recouvre le site, un mur de pierres est visible dans les sous-bois à l'oeil nu. D'où viennent ces pierres ? Des possiblités sont avancées comme celle d'une ferme construite, en 1875 par Victor Autin près du ruisseau des Godiches, sur des terrains déjà exploités depuis 1845. Du côté du Chemin des Boeufs, des vestiges d'un ancien four de la ferme, mais rien ne certifie que ce mur ait été érigé à cette période.

À lire aussi : Le Grand Barachois à Miquelon, un trésor de l'archipel étudié par des archéologues

Roger Etcheverry a tenté de faire la lumière sur ce mystère.  Il a même demandé conseil auprès d'une géographe qui a cartographié le site.

Est-ce que ça pouvait servir de clôture? Toutes les hypothèses sont permises mais on a aucune certitude et les gens qui auraient pu nous renseigner sur le sujet sont décédés depuis plusieurs années.

Roger Etcheberry

 

Le reportage de Martine Briand et Jérome Anger.

©saintpierreetmiquelon