Une étude sur les nappes phréatiques est en cours à Miquelon

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Une étude pour tout savoir sur les nappes phréatiques dans les inondations en cours à Miquelon
Benoît Vittecoq effectue des prélèvements à plusieurs endroits de Miquelon dans le cadre de l'étude menée par le BRGM ©SPM LA PREMIERE
Comprendre le rôle des nappes phréatiques pour mieux appréhender les risques naturels dans le village de Miquelon, c'est l'objet de la mission menée en ce moment par le Bureau de recherches géologiques et minières.

L'étude lancée par le Bureau de recherches géologiques et minières devrait permettre à long terme de mieux appréhender les risques naturels auxquels le village est sujet comme en 2020 où une élévation de la nappe phréatique avait causé des inondations dans des champs.

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Benoît Vittecoq est ingénieur hydrogéologue au BRGM. Il est en mission à Miquelon où il effectue des prélèvements à l'aide de technologies de pointe pour mesurer avec précision le niveau des nappes phréatiques. Pour cela, il utilise un matériel canadien à savoir des sondes piézométriques, appelées aussi sondes de suivi automatique. Une fois les sondes installées, Benoît Vittecoq effectue un relevé des données sur des forages déjà existants.

Là on a une mesure par heure. On va pouvoir suivre le niveau de l'eau durant une année.

Benoit Vittecoq, ingénieur hydrogéologue au BRGM

 

L'objectif étant de mieux comprendre comment fonctionne la nappe d'eau sous le terrain mais aussi de savoir "dans quel sens elle s'écoule, les liens avec les variations de marées d'un côté et du grand étang de l'autre".

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L'ingénieur s'est également rendu du côté du stade de l'Avenir où un forage est en place depuis les années 80. Non loin de là, dans la plaine, des zones perméables.

L'ensemble sable, graviers et galets fait que l'on a une véritable éponge pleine d'eau à quelques mètres sous nos pieds

Benoît Vittecoq, ingénieur hydrogéologue au BRGM

 

Autre lieu en cours d'étude, celui où se trouve un puit en marge de la zone inondée en mai 2020 et qui a son importance. "On y trouve un mélange d'environ 20 à 25 % d'eau de mer qui permettra de bien calculer les vitesses d'écoulement et l'équilibre avec l'eau de mer " comme l'explique Benoît Vittecoq.

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Cette mission a donc pour but de proposer des solutions pour baisser le niveau de la nappe ou encore pour orienter les écoulements dans le sens souhaité par exemple. Des idées qui vont permettre de savoir lesquelles sont les plus efficaces.

Le reportage complet signé Karim Augustin Baïla et Jérôme Anger .