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L'accès des femmes de Wallis et Futuna aux postes à responsabilité

L'accès des femmes Wallisiennes et Futuniennes aux postes à responsabilité. Un thème développé lors des ateliers de réflexion des 25 ans du Comité Territorial des Femmes. De mieux en mieux formée la femme du fenua occupe aujourd'hui des postes à responsabilité notamment dans la santé.

© WF la 1ère
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  • Sofia Hoatau
  • Publié le , mis à jour le
L'accès des femmes Wallisiennes et Futuniennes aux postes à responsabilités est un autre thème cher aux femmes du Conseil territorial des Femmes. La femme Wallisienne et Futunienne est aujourd'hui de mieux en mieux formée. Après des études supérieures elles reviennent au fenua à des postes "clé". Administration, Agence de santé elles n'ont plus à démontrer leurs compétences.

Amalia, Lamagatuitui et Isabelle sont trois d'entre elles. Trois wallisiennes qui ont réussi à intégrer l’encadrement. Chacune a son parcours, mais elles ont eu cette volonté de revenir travailler au fenua.
 
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C’est le cas de Lamagatuitui Manakofaiva-Leinei. Après plus de dix ans d’expérience en tant que sage-femme, et un master en santé public en poche, en 2008 elle décroche le poste de cadre sage-femme. Depuis un an, elle est en plus nommée adjointe de la direction des soins, et aussi à la tête du service prévention de l’Agence De Santé de Wallis et Futuna. A 44 ans,cette jeune femme a déjà un bon esprit de coordination.

" Un poste à responsabilité ça demande de l'expérience de terrain, de l'expertise et la compétence liée à une formation diplômante à l'appui. Il faut savoir aussi gérer son temps entre travail et famille. Les responsabilités impactent la vie familiale"

 
© WF la 1ère.
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Isabelle Lisiahi fait partie des premières infirmières diplômées d’état de Wallis. Elle décide d’aller plus loin dans sa carrière. Isabelle passe le concours pour une formation de cadre santé en 1999. Un an après elle rentre à l’école de la Croix Rouge à Paris. En 2001 Isabelle est de retour cette fois avec le diplôme pour occuper le poste de cadre santé. 32 ans de carrière dans la santé, elle souhaite voir plus de femmes dans l’encadrement.

" Il faut savoir asseoir son autorité même si on a un diplôme. Après le travail qu'elle fournira va forcément fédérer les gens autour d'elle."

 
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Amalia Folitu’u s’est donnée aussi les moyens. Elle a bénéficié du dispositif de formation 40 cadres mis en place par le territoire depuis 2003. Sur les 66 bénéficiaires du dispositif 40 cadres, il y a eu 31 femmes dont Amalia.  Elle a suivi deux ans de formation pour être chef de section gestion des fonds au service de l’économie rurale :

"Il faut de la volonté. On remarque bien que les milieux décisionnaires sont masculins. Il faut savoir discuter et faire sa place. Ce qui est difficile aussi quand on est une femme c'est de trouver un compromis pour sa vie familiale".


Dans les secteurs privés comme publics, la femme Wallisienne et Futunienne commence à se faire une place. Certaines sont devenues aussi des élus de l’Assemblée Territoriale. Mais les toutes premières femmes au pouvoir, c’était des reines. Trois reines se sont succédées sur le trône à Wallis dans les années 1800 et 1900.

 

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