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La ciguatera à Wallis : le service de l’environnement aux aguets

L’état de santé du lagon de Wallis est une priorité pour le territoire qui a mis en place un programme pluriannuel d’observation et de suivi. La ciguatera fait partie des phénomènes à surveiller.

Un lagon surveillé de près : Un bout de corail mort peut révéler l'état de santé de la mer © Leone Vaitanoa
© Leone Vaitanoa Un lagon surveillé de près : Un bout de corail mort peut révéler l'état de santé de la mer
  • Par Leone Vaitanoa
  • Publié le
Armés de brosses à linge, Karine, Sefo et Enelio frottent les bouts de coraux. Les échantillons sont prélevés sur l’un des sites les plus fréquentés des pêcheurs : Nukuta’akimoa. Selon Karine Brunet, la laborantine du service de l’environnement, « le but est de vérifier si la micro algue responsable de la ciguatera est présente sur les coraux morts. L’essentiel étant de prévenir la population à temps.»
Ces prélèvements seront analysés en laboratoire. Mais d’après le service, « le lagon est encore assez protégé, les dernières opérations ont montré une absence totale de la micro-algue sur les zones de prélèvement, donc il n’y a aucune crainte à avoir ». Toutefois, « en période cyclonique, le risque existe. Il suffit d’avoir une dépression ou un cyclone pour stresser les coraux et ainsi provoquer le développement de cette ciguatoxine. »
La ciguatera est une forme d’intoxication alimentaire provoquée par la consommation de chair de poissons contaminés par la micro algue Gambierdiscus toxicus. Elle se développe dans le squelette de coraux morts.
Déclarée ces jours-ci absente dans les eaux de Wallis et Futuna, la ciguatera a pourtant frappé la population en fin des années 1940, suite au passage des soldats américains. S’entrainant à faire exploser leurs obus dans l’eau, ou exerçant tout simplement la pêche à la dynamite, les JI’s ont laissé derrière eux un lagon malade. Ces pratiques sont malheureusement restées, ce qui ne facilite pas la guérison.

Les symptômes
La ciguatera est une neurotoxine qui perturbe le système nerveux. La personne qui consomme les poissons pleins de toxines souffre de troubles au niveau du visage avec un goût métallique dans la bouche. Malaise général, démangeaisons généralisées (d'où le nom de "gratte"), avec des picotements au toucher. Cette intoxication peut aussi se traduire par des douleurs abdominales, accompagnées de nausées, de vomissements ou de diarrhées. La maladie est très rarement mortelle.

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