Mort de Marina : La Procureure de Wallis requiert une information judiciaire

faits divers wallis
Marina : information judiciaire
La Procureure de la République de Wallis Antonia Tamole requiert une information judiciaire contre "x"
La noyade par accident est la cause de la mort de Marina Hamaivao. La Justice cherche désormais à connaître les circonstances de cet accident. L'enquête se poursuit.
"J'ai décidé de requérir une information judiciaire contre "x" pour non-assistance à personne en péril" La Procureure de la République Antonia Tamole a enclenché hier en fin de journée la suite de la procédure judiciaire. 

Une suite logique après le rapport des deux experts médecins-légistes arrivés de Nouméa vendredi soir. C'est-à-dire au plus vite, par le premier vol après celui du lundi midi, le jour de la découverte du corps. Le choix de deux experts pour l'autopsie demandé par le Juge d'Instruction marque la volonté d'avoir une garantie scientifique indiscutable. 
Pour mémoire, leur rapport concluait "au décès sur le mode accidentel par noyade de la jeune fille, la cause du décès étant l'asphyxie" et "en l'absence totale de traces externes de violences infligées par un tiers".

L'enquête se poursuit

Il reste à connaître les circonstances de l'accident. Une autopsie répond à la question sur l'origine de la mort. Pas à celle sur les circonstances précises de la mort.
L'information judiciaire de la Procureure de la République trace le cadre juridique de l'enquête. Elle permet au Juge d'Instruction aidé des gendarmes de poursuivre les investigations. Et de les mener à terme.
Dans la mesure où il ne s'agit ni d'un homicide volontaire ni d'un homicide involontaire mais d'un accident, les circonstances de l'accident sont à préciser par l'Instruction. Un témoin a-t-il été présent? Aurait-t-il pu alors se rendre compte de ce "décès accidentel par noyade?" Ou bien Marina, restée seule, a-t-elle glissé dans l'eau pour y trouver la mort? C'est tout le sens de "l'information judiciaire  contre "x" pour non-assistance en péril."

Le Juge d'Instruction -avec l'aide des gendarmes dont certains ont une grande expérience des enquêtes judiciaires en raison de leur carrière- continue les auditions des témoins et les investigations.
Tout est passé au crible : les photos sur les portables, la position des portables minute par minute, les numéros composés, les témoignages directs et indirects, tous les indices matériels. Les déclarations des témoins sont vérifiées, recoupées, confrontées aux indices sur le terrain.
Ils tentent de reconstituer au plus près l'emploi du temps de la jeune femme. Ses dernières heures de vie et ses derniers moments.
L'enquête ne pourra être close que lorsque toutes les questions auront des réponses. En toute Justice.












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