Malendure : la reprise d’activité des sinistrés de l’incendie du 29 octobre

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L'incendie du 29 octobre 2022 a ravagé les locaux de trois clubs de plongée et du Nautilus
L'incendie du 29 octobre 2022 a ravagé les locaux de trois clubs de plongée et du bateau à fond de verre. ©Florence Peroumal
A Bouillante, trois des quatre enseignes d’activités nautiques de Malendure impactées par l’incendie du samedi 29 octobre, ont rouvert au public. Ce, grâce au système D et, surtout, à la solidarité des autres clubs de l’archipel, qui leur ont prêté main forte.

Seul le Centre international de plongée (CIP) reste absent de la plage de Malendure, à Bouillante, depuis le ravageur incendie du 29 octobre dernier. Le local du club le plus impacté par le feu n’a pas rouvert à ce jour, contrairement aux trois autres entreprises concernées par la propagation des flammes.

Centre international de plongée (CIP)
Centre international de plongée (CIP) ©Priscilla Romain

Souvenez-vous, ce samedi-là, vers 20h00, les pompiers ont été appelés à intervenir sur ce sinistre, qui a impacté une surface de près de 160 m2. Des bouteilles d’oxygène avaient explosé. Il avait fallu aux pompiers près de 5 heures pour en venir à bout.

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Le feu est parti du locale du CIP est s'est propagé à trois autres clubs voisins, le 29 octobre 2022.
Le feu est parti du locale du CIP est s'est propagé à trois autres clubs voisins, le 29 octobre 2022. ©Priscilla Romain

Le montant des pertes, pour les enseignes concernées, dont le Centre subaquatique de plongée des îlets, Archipel plongée et le Nautilus (sa base administrative), s’élève à plusieurs centaines de milliers d’euros... sans compter le manque à gagner, durant les deux semaines d’arrêt d’activité, pour certains.

Pourtant, les opérateurs ont réussi à rouvrir et à reprendre leurs activités, en cette période-clé de début de saison touristique 2022/2023 et à quelques jours de l’arrivée des premiers concurrents de la 12ème édition de la "Route du Rhum – Destination Guadeloupe".

Le Nautilus, dont seule la base administrative a brulé, a repris aussitôt après l’incendie. Le seul investissement nécessaire, pour ce prestataire, a été un conteneur, pour recevoir la clientèle, avant de partir en bateau.

Le nautilus a investi dans un conteneur, pour compenser la perte de son local administratif et recevoir sa clientèle.
Le Nautilus a investi dans un conteneur, pour compenser la perte de son local administratif et recevoir sa clientèle. ©Priscilla Romain

Les autres sinistrés doivent faire de même ; les commandes sont en cours.
Pour ces clubs de plongés privés de locaux, le maire de Bouillante a dégagé un espace, sur la plage de Malendure. Pour ce qui est de leur matériel perdu, c’est la solidarité qui s’est largement exprimées ; les autres clubs ont prêté main forte à leurs confrères, en prêtant ou donnant des équipements (bouteilles, détendeurs, gilets de sauvetage...), ou en partageant leurs compresseurs pour le remplissage des bouteilles d’oxygène.

C’est ainsi que le Centre subaquatique de plongée des îlets a pu reprendre son activité ce samedi 12 novembre 2022.

L’élan de générosité des autres clubs a été très important. Ce qui nous permet d’avoir un petit peu de matériel. On en a reçu de Métropole aussi, pour pouvoir attaquer doucement...

Jimmy, employé du Centre subaquatique de plongée des îlets
Jimmy, employé du Centre subaquatique de plongée des îlets ©Florence Péroumal et Priscilla Romain - Guadeloupe La 1ère
Plongée Malendure
Après le coup dur de l'incendie, le Nautilus et le Centre subaquatique de plongée des îlets refont le plein de clients. ©Priscilla Romain

Archipel Plongée, société qui existe depuis une trentaine d’années, a repris ses activités mercredi.

On a voulu faire le minimum pour pouvoir assurer au moins les plongées.

Jean-Pierre Rebus, patron d’Archipel Plongée
Jean-Pierre Rebus, patron d’Archipel Plongée ©Florence Péroumal et Priscilla Romain - Guadeloupe La 1ère
Plongée Malendure
Archipel Plongée a repris ses activités de plongée mercredi dernier ©Priscilla Romain

Désormais, le stockage du matériel se fait donc dans les locaux encore debout, à domicile, ou à bord des bateaux.

Mardi, une contre-expertise doit être menée, afin de faire toute la lumière sur les causes de l’incendie du 29 octobre. Ces faits avaient, comme de rigueur, donné lieu à l’ouverture d’une enquête.