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La Chambre de Commerce et d'Industrie des Îles de Guadeloupe à la croisée des chemins de son histoire

La semaine dernière, plusieurs médias faisaient état de la volonté de la Chambre de Commerce et d'Industrie des Îles de Guadeloupe de fermer définitivement son antenne de Basse-Terre, au grand dam des commerçants du Chef lieu que le président de la CCIIG a choisi de rassurer

  • Guadeloupe La 1ère
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Le 7 octobre 2010, le décret n° 2010-1179 crée la chambre de commerce et d’industrie territoriale des îles de Guadeloupe par fusion des CCI de Basse-Terre et de Pointe-à-Pitre. Cette chambre a donc pour circonscription l’Archipel de la Guadeloupe (Basse-Terre et Grande-Terre), les îles des Saintes (Terre de Bas et Terre de Haut), de la Désirade et de Marie-Galante, et son siège est situé à Pointe-à-Pitre.
De fait, l'Archipel de la Guadeloupe a renoncé à ses deux chambres historiques pour ne plus avoir sur son territoire une seule et même chambre. Il est vrai que, dans son ancienne configuration, l'entité dite de Basse-Terre avait aussi dans son giron les îles du Nord, devenues depuis des Collectivités territoriales avec leur propre chambre.
Quand on ajoute la conjoncture économique qui conduit l'Etat, depuis plusieurs années, à réduire sur le budget des Chambres de Commerce et d'Industrie (Voir notre article : Avis de tempête pour les Chambres de Commerce et d'Industrie), on a dès lors, tous les éléments qui ont conduit au repositionnement de cette chambre consulaire en Guadeloupe

Faire une omelette sans casser les oeufs

Lors de la création de la chambre unique, l'état d'esprit qui prévalait veillait à ne heurter aucune susceptibilité. Dés lors, il fallait à la fois rassurer d'un côté les élus politiques du chef-lieu et de l'autre les personnels de l'ancienne chambre Basse-Terre. L'organisation de la nouvelle Chambre s'est donc faîte en tenant compte des personnels des deux anciennes entités. Cependant, le siège déterminé pour la nouvelle chambre consulaire étant sur le site de Pointe-à-Pître, certains personnels ont dû la rejoindre pour occuper leur nouvelle affectation. 
Malgré tout, le siège de Basse-Terre restait en fonctionnement pour assurer une proximité avec les ressortissants du sud Basse Terre.

Quand le nerf de la guerre vient à manquer 

Les nouvelles coupes budgétaires ont donc conduit les trois présidents successifs de la CCIIG a reconsidéré les caractéristiques de la chambre consulaire. Très vite, ils renoncent à poursuivre la gestion de l'hôtel Saint Georges à Saint Claude. L'hôtel est repris par la SEM Patrimonial. Un temps promis à la vente, le batîment du WTC de Jarry demeure dans l'escarcelle sans que pour autant son sort soit réglé. 
Par ailleurs, des vagues successives de suppressions d'emploi sont appliquées ou mises à l'étude. Les premiers à en faire les frais auront été les anciens salariés de l'hôtel Saint Georges. Et désormais, ce sont ceux qui restaient encore à l'antenne de Basse-Terre qui sont concernés par une nouvelle restructuration. De fait la CCIIG envisage de cesser toute activité dans cette structure qu'elle estime désormais inutile puisque progressivement vidée de tout ce qui faisait son potentiel. Une mesure dénoncée par les commerçants du Chef-lieu

Nathalie EDDO, Présidente de l’Union Economique du Sud Basse-Terre

Pour le président de la CCIIG cette dynamisation du Chef lieu et sa région passe par d'autres orientations et une autre manière de travailler. Entre la dématérialisation et un service itinérant, la Chambre veut désormais utiliser les moyens qui lui restent pour moderniser son fonctionnement

Patrick Vial-Collet président de la Chambre de Commerce et d'Industrie des Îles de Guadeloupe

La décision définitive devrait-être prise lors de l'Assemblée Générale de la CCIIG en décembre prochain

Voir aussi l'article de La Tribune : "CCI : le gouvernement prévoit des coupes drastiques"

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