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Les brumes de sable (entre autre pollution) à l'origine des nombreuses naissances prématurées aux Antilles

Les naissances prématurées de Guadeloupe et de Martinique sont deux fois plus importantes que dans l’Hexagone. Une conséquence environnementale selon l’INSERM qui mène depuis plusieurs années une étude ciblée sur ce sujet en Guadeloupe

© Emmanuel Gire
© Emmanuel Gire
  • Guadeloupe La 1ère et Outremer La 1ère
  • Publié le , mis à jour le
Déjà plus d'une décennie que les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et le réseau "Ti-Moun" essaient de comprendre les causes d'un nombre de naissances prématurées plus important aux Antilles que dans l'Hexagone.
Dès 2014, une première hypothèse était mise en avant. Elle mettait en évidence le rôle possible du chlordécone dans ce facteur particulier. (Voir : Les bébés prématurés sont plus nombreux en Guadeloupe : le Chlordécone pourrait être l'une des causes)
Mais la suite de l'étude conduit maintenant les chercheurs à prendre en compte le rôle des brumes de sable que les îles des Antilles subissent tout au long de l'année. Ces nuages de poussières sont en effet chargés de particules fines qui proviennent du Sahara. Elles provoquent alors d'importants épisodes de pollutions, tant en Guadeloupe qu'en Martinique obligeant les autorités a déclencher de fréquentes et sévères alertes à la pollution atmosphérique.
CELINE GARBIN CHARGEE D ETUDES COMMUNICATION A GWAD AIR

L'une des causes de ces naissances prématurées

De fait, aucun facteur médical n'a réellement pu expliquer ce chiffre mais selon une étude de l’INSERM publiée hier, cet impact environnemental serait déterminant, en particulier la pollution atmosphérique aux brumes de sable. L’étude a été menée par Luc Multigner chercheur à l’INSERM et Jean-François Viel, professeur à la faculté de médecine de Rennes.

Jean-François Viel, professeur à la faculté de médecine de Rennes.

DR PHILIPPE KADHEL PRATICIEN DU SERVICE GYNECOLOGIE OBSTETRIQUE DU CHU
Les chercheurs préconisent dés lors une mise en place d'un système d'alerte ciblée en cas d'annonce de brume des sables à l'adresse des femmes enceintes. Certes, chaque alerte est suivie de recommandations, notamment pour les personnes à risque, mais le message pourrait être renforcé s'agissant des femmes enceintes

Jean-François Viel, professeur à la faculté de médecine de Rennes.

VOIR : Les bébés prématurés sont plus nombreux en Guadeloupe : le Chlordécone pourrait être l'une des causes

VOIR AUSSI : 
A CAUSE DES BRUMES DE SABLES

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