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Une mauvaise gestion à l'origine de la liquidation de Cap Reva ?

Après l'annonce de l'éviction de Raymond Gauthierot de l'Unass UGTG, on reparle du dossier Cap Reva. L'hôtel de Marie-Galante a été liquidé en 2017. Une conséquence de la gestion négligée de l'établissement, selon un rapport d'expertise. 
 

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  • Erik Bagassien
  • Publié le
Et dans le bras de fer à la tête de l’Unass UGTG, les responsables ont mis en avant le dossier Cap Reva. Un établissement hôtelier de Capesterre de Marie-Galante liquidé en juillet 2017. Un rapport d’expertise de février met en avant des erreurs de gestion du propriétaire de la structure à l’égard de l’exploitant, voire de la complaisance vis-à-vis de la SARL Cariba de Camille Pelage. Une société qui accusait des retards de loyers conséquents. 
 

La gestion responsable de la liquidation de l'établissement

En juillet 2017, Camille Pélage avait mis en avant l'envahissement de Capesterre de Marie-Galante par les sargasses comme principale raison du dépôt de bilan et de la liquidation de l'hôtel.
Mais, selon un rapport d'expertise comptable et juridique de Cap Reva, daté de février 2018, ce serait plutôt la gestion interne du CE et ses rapports avec l'exploitant qui seraient à l'origine de cette faillite économique. 
Ainsi, il semblerait que la créance de Cariba resort envers l'EURL Reva était de plus de 122 000 euros, au 31 décembre 2016, soit plus de 16 mois de retard pour un loyer mensuel de 7 500 euros, somme jusque là non réclamée par le CE. 
 

Une générosité suspecte pour le rapporteur

Une incurie de gestion, selon le rapporteur qui s'interroge sur le laxisme et la générosité envers le locataire. D'autant que l'exploitant, Camille Pélage, a bénéficié d'un établissement clé en main. Le comité d'établissement ayant investi près de 8 millions d'euros pour cette activité hôtelière comprenant, non seulement, l'investissement immobilier, mais aussi les charges. 
De source proche du dossier, on s'interroge sur les raisons pour lesquels Cariba resort n'honorait pas ses loyers, jugés anormalement bas par l'auteur du rapport et bénéficiait d'une aussi grande complaisance du comité d'entreprise.  

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