Des citoyens réclament un référendum local pour interdire la location de véhicules touristiques à Terre-de-Haut

Voiturette électrique accidentée à Terre-de-Haut
Une pétition en ligne a été lancée par le Collectif pour le référendum interdisant la location de véhicules à Terre-de-Haut, ce 21 mars 2025. Elle recueille plus de 550 signataires. Depuis quelques semaines, la polémique enfle autour de ces voiturettes en grand nombre sur l'île.

Plus de 550 signatures en deux jours... La pétition en ligne lancée, vendredi dernier, par le Collectif pour le référendum interdisant la location de véhicules à Terre-de-Haut - soutenu par l’association Union Saintoise, lanceur d'alerte - témoigne de l'exaspération de Santois face à la prolifération des voiturettes électriques sur l'île.

En quelques semaines, elles se sont multipliées, au grand dam de nombreux habitants qui estiment que leur tranquillité et leur quotidien sont désormais troublés.

Ils reprochent aux entreprises utilisant ces véhicules de ne pas se soucier des répercussions à long terme de ces locations.

Cette activité, en plus d’être polluante (batterie en lithium, VHU) contrairement à ce que prétendent les loueurs, perturbe le mode de vie des habitants, provoque une mutation de l’économie de l’île et de profonds déséquilibres, détruit les routes, les paysages, est source de nuisances et d’incivilités, trouble l’ordre public, met en danger la population (risque incendiaire, accidents) et ternit l’image authentique et singulière du village.

Extrait de la pétition en ligne

Aujourd’hui, le parc serait estimé à plus de 300 véhicules, destinés pour l’essentiel à la location touristique. Et encore, il s’agit là d’une estimation basse.

En réalité, il y a 1 400 véhicules (deux roues - vélos, scooters -, quatre roues - quads, voiturettes, véhicules et camions de particuliers) pour une population de 1 600 habitants. Or, tous ces véhicules circulent sur un territoire d’à peine 6 km2.

La pétition souligne que depuis 2019, toute nouvelle ouverture d’activité de location de véhicules dans le bourg est interdite. Et celles, en dehors du bourg, sont soumises à une autorisation municipale et à une déclaration de changement d’usage avec compensation obligatoire.

De plus, toute délivrance d’Autorisation d’Occupation du Domaine Public (AOT) pour cette activité est prohibée.

Pour Olivier Deher, président de l’Union saintoise, la mobilisation actuelle est une manière de lancer un message fort au maire de la commune, Louly Bonbon.

Le Collectif et l'Union saintoise estiment que la solution doit venir d'un référendum local organisé par la municipalité afin de trancher cette question. Une demande déja formulée par l'organisation politique, au début du mois de mars

Ils rappellent que le maire dispose du pouvoir de consulter la population. De plus, une pétition rassemblant 1/5 des électeurs, soit environ 400 signatures, suffirait à inscrire la question à l’ordre du jour du conseil municipal.

Cette pétition a pour but donc, d’encourager le maire et le conseil municipal à proposer à la population de répondre par "oui" ou par "non" au référendum: "Voulez interdire l’activité de location de véhicule à destination d’une clientèle de passage (non résidente) sur le territoire de la commune, et qu’en l’espèce un accompagnement à la reconversion des quelques professionnels concernés vers une activité légale et plus saine soit mis en place aux conditions prévues par la loi ?"

Extrait pétition

Si la pétition connaît un certain engouement, seuls les électeurs de Terre-de-Haut seront comptabilisés pour obtenir, ou non, ce référendum local.