L'UGTG monte au créneau après les propos de Ségolène Royal : "On mutait les profs pédophiles dans les Outre-mer"

polémique
Elie Domota
Elie Domota, le porte parole du collectif LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon) ©JEAN-MICHEL ANDRE / AFP
Suite à l'interview de Ségolène Royal sur RMC durant laquelle l'ancienne ministre laissait entendre que des professeurs pédophiles étaient "discrètement mutés" vers les Outre-mer, l'UGTG demande au recteur des précisions.  
Après l'association des maires de Guyane, l'Union générale des travailleurs de Guadeloupe, l'UGTG, monte à son tour au créneau... En cause, les propos de Ségolène Royal, ancienne ministre. Invitée du journaliste Jean-Jacques Bourdin sur RMC, le 3 janvier dernier, l'ancienne ministre avait déclaré : "Avant on mutait discrètement les [professeurs] pédophiles et si possible dans les Outre-mer comme ça c'était loin et on n'en entendait plus parler".
Propos qui ont provoqué l'indignation... Notamment dans les rangs de l'UGTG.
 

L'UGTG demande justice pour les victimes

Dans un courrier adressé à Mostafa Fourar, recteur d'académie, le syndicat s'insurge. Pour ses représentants, cette nouvelle affaire de "faits révélés sont d’une extrême gravité". Ils demandent donc des précisions... De connaître "les lieux de mutation des prédateurs sexuels, aussi bien en Guadeloupe que dans les autres pays d’Outre-Mer", mais également d'"indiquer les dispositions que vous comptez mettre en oeuvre pour rendre justice aux éventuelles victimes".

Interpellé à l’Assemblée nationale par le député Gabriel Serville, Jean-Michel Blanquer a déclaré "comprendre l’émotion suscitée par les propos de Ségolène Royal" mais n'avoir aucun "élément pour corroborer" cette déclaration.
 
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