Jean-Michel Blanquer : "je ne suis pas comptable des propos de Mme Royal"

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Jean-Michel Blanquer à l'Assemblée nationale
Jean-Michel Blanquer à l'Assemblée nationale ©Bertrand GUAY / AFP
Interpellé à l’Assemblée nationale par le député Gabriel Serville, Jean-Michel Blanquer déclare "comprendre l’émotion suscitée par les propos de Ségolène Royal" au sujet de professeurs pédophiles mutés Outre-mer. Mais il n’a aucun "élément pour corroborer" cette déclaration.
 
"Avant on mutait discrètement les professeurs pédophiles et si possible dans les Outre-mer, comme ça c’était loin et on en entendait plus parler". Cette phrase de Ségolène Royal en date du 3 janvier sur RMC n’en finit pas de provoquer des remous.A l’Assemblée nationale, Gabriel Serville, député de Guyane s’est emparé de ce sujet polémique. Il rappelle les propos de l’ex-ministre déléguée à l'Enseignement scolaire après du ministre de l'Éducation dans le gouvernement Jospin de 1997, "prononcés de manière anecdotique", déclare-t-il. Regardez l'échange entre Gabriel Serville et Jean-Michel Blanquer ci-dessous :
 

"Avant c'était quand ?"

"Avant c’est quand ? Avant c’était qui ? Qui sont ces pédophiles que sont-ils devenus ?" demande le député au gouvernement. « Si ces propos étaient confirmés, nous serons face à un scandale d’état, ajoute-t-il. "La représentation nationale doit-elle demander une commission d’information parlementaire ? demande encore le député.
 

"Comprendre l'émotion"

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale lui répond : "vous êtes ancien chef d’établissement ultramarin, je suis un ancien recteur d’Outre-mer. Nous sommes attachés à cette question de l’égalité des droits totale". Le ministre déclare "comprendre l’émotion" tout en ajoutant qu’il n’est "pas comptable des propos de Madame Royal. La première personne à interroger c’est évidemment elle".


Loi de 2016

Le ministre affirme n’avoir "aucun élément probant venu à l’appui de tels propos". Il estime que cette affaire n’a pas de "fondement" et que la loi de 2016 est "très clair sur ces enjeux".  Chaque candidature de professeur est examinée en vérifiant bien qu’il n’y a pas eu de condamnation pour pédophilie, précise-t-il et "il va de soit qu’une personne étant dans ce fichier ne peut pas être dans l’éducation nationale et cette règle s’applique Outre-mer comme dans l’Hexagone", insiste le ministre.  
 
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