Assises de la sécurité - les enjeux : 24h pour trouver des pistes concrètes pour lutter contre l'insécurité

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Hôtel de la CTG
Hôtel de la CTG ©DR
Les Assises de la sécurité vont réunir près de 250 acteurs de la lutte contre la délinquance en Guyane. Une manifestation décidée en août dernier après une forte recrudescence d’actes délictueux. Une rencontre entre le président de la collectivité territoriale Gabriel Serville et Thierry Queffelec le préfet de région, a permis de déboucher sur la tenue, le 30 septembre, de ces Assises.

Un propriétaire d’un salon de thé abattu devant son établissement, des vols à main armée, des fusillades, des braquages, en quelques mois, les faits divers ont augmenté sur le territoire. Un sentiment d’insécurité alarmant nait touchant toutes les catégories sociales.

Pour y répondre, une rencontre a lieu le 10 août dernier entre Gabriel Serville le président de la Collectivité territoriale et le représentant de l’Etat Thierry Queffelec. Au terme de ces échanges, la décision d’organiser des Assises de la sécurité, est prise, avec en toile de fond la problématique de l’insécurité.

Gabriel Serville élu président
©DR

Nous avons pris la décision d’organiser les Assises de la sécurité pour faire intervenir tous les acteurs : l’Etat, les élus, le rectorat, les chambres consulaires, que tout le monde se sente concerné et impliqué. Il y a un travail de prévention qui est nécessaire afin que la répression se mette en place.

Gabriel Serville président de la CTG

Extrait JT du 19 août

Trois ministres aux Assises

Puis les événements se précipitent. Le 2 septembre, ils sont nombreux, une nouvelle fois, à crier leur ras-le-bol. Dans les rues de Cayenne, des centaines de personnes participent à la marche contre l'insécurité organisée par Trop Violans. Cet événement fait suite aux récents faits de violence ayant entrainé la mort de plusieurs Guyanais.

A l'issue de cette mobilisation, une délégation d'élus est reçue par le préfet de Guyane. Ils réclament plus de moyens contre l’insécurité, ainsi que la venue du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin. Finalement ce sont trois ministres qui viendront et pas des moindres. Ils viendront aux Assises annonce Gabriel Serville "A ma demande, le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Gérard Darmanin, participera à cet événement. Seront également présents pour la clôture le Garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti qui abordera les questions transfrontalières ainsi que le ministre délégué chargé des Comptes Publics Gabriel Attal".

Triste constat

Selon les statistiques du ministère de l’intérieur, de 2016 à 2021, le territoire affiche une moyenne annuelle de 11,2 meurtres pour cent mille habitants, neuf fois la moyenne nationale. Les vols à main armée, sont cinq fois au-dessus de la moyenne française de 2021.

Depuis le début de l’année, 30 homicides ce sont produits en Guyane. En 2022, c'est le premier territoire français en termes d’homicides pour 100 000 habitants. Un triste bilan, dont les participants à ce colloque devront débattre : "l’enjeu est d’établir en fin de journée une feuille de route, un agenda, des engagements et des mesures qui permettront de restaurer un climat plus serein favorable au développement de la Guyane, au bien-être de ses habitants et au vivre-ensemble" soutient le président de la CTG. 

250 participants 

séance plénière de la CTG
séance plénière de la CTG ©CTG

Les Assises de la sécurité sont organisées ce vendredi 30 septembre par la CTG en partenariat avec la préfecture de Guyane, l’Association des Maires de Guyane, le Procureur Général, l’Académie de Guyane.

Quatre ateliers sont prévus avec des thématiques précises :

  • Les Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance 
  • Climat scolaire, Bien être des élèves et des équipes éducatives, réussite scolaire
  • Coopération opérationnelle entre les forces de l’ordre, lutte contre les réseaux et coopération transfrontalière
  • La Prévention et l’insertion sociale pour un mieux vivre ensemble

La restitution des travaux permettra d'en savoir plus sur les pistes pratiques à mettre en place pour enrayer cette insécurité latente.