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Le groupe de réflexion des patriotes dit vouloir "sauvegarder le MIM"

Le "groupe de réflexion des patriotes" composé de militants historiques du MIM s’est réuni ce dimanche matin (10 juin) quartier la Démarche à Schoelcher. Selon eux, la nomination d’un administrateur à la tête du parti est une mesure de sauvegarde de leur institution.

Les militants historiques se sont baptisés "groupe de réflexion des patriotes". © Pierre-Yves Honoré
© Pierre-Yves Honoré Les militants historiques se sont baptisés "groupe de réflexion des patriotes".
  • Martinique la 1ère
  • Publié le , mis à jour le
Selon le "groupe de réflexion des patriotes", il n’est pas question de "couper des têtes au sein du parti". Les membres historique du MIM présentent leur action de justice comme une mesure de sauvegarde de leur institution. Ils estiment qu’ils n’avaient pas d’autres choix que de solliciter la "justice française".

"Nous avons fait ce qu'il fallait pour que nous n'en arrivions pas là. Malgré toutes les tentatives légales, on nous a pissés dessus, on nous a traités de toute sorte de noms. La seule qui nous restait c'est la voix du tribunal. Le tribunal a dit le droit et personne ne peut nous reprocher d'avoir usé du tribunal pour dire le droit parce que tous ont été des parlementaires qui ont voté ces lois que le tribunal a appliquées", se justifie Emmanuel Cheviaux, l’un des militants.

Lors de l'annonce publique de la mise sous administration provisoire du Mouvement Indépendantiste Martiniquais (MIM), les membres historiques avaient annoncé s'exprimer en fin de semaine. Ainsi, le "groupe de réflexion des patriotes" s’est réuni ce dimanche matin (10 juin) quartier la Démarche à Schoelcher.

(Re)voir le reportage de Delphine Bez et Guilhem Fraissinet.
MIM
Ces militants historiques du MIM s’opposent au manque de démocratie au sein du mouvement. "J'ai milité à côté d'Alfed Marie-Jeanne depuis 1981, mais en ce moment, depuis décembre 2016, je dis que ce n’est pas possible. Ce n'est plus possible. On ne peut pas se substituer à l'assemblée générale tel que le conseil national. C'est lui qui est l'organe décisionnel. Là j'ai eu l'impression d'être dans une habitation où le géreur décide qui va dans cette pièce de banane kon yo ka di an kréol, ou an piès kann ta la pou koupé pa la ou pa la, sé jérè-a selman ki ka désidé et ce n'est pas normal", ajoute Emmanuel Cheviaux.

Le cabinet d'Alain Mirroite a été nommé administrateur pour gérer le parti. Il a notamment pour mission d’organiser des élections dans les quatre mois.

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