Le 50e festival, baptisé Quintessence, offre un programme éclectique avec Malavoi en ouverture

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Le groupe Malavoi
Le groupe Malavoi d'aujourd'hui (seul manque Ralph Thamar, le chanteur emblématique de la formation). ©Lucien Lonete
Le 50e festival culturel de Fort-de-France (3-23 juillet) revêt sa robe d’apparat avec un programme comportant, le traditionnel cénacle, des expositions, du théâtre, le festival des enfants, balade poétique, ladja kô, la jazz night, du brunch et de grosses pointures...

La 50e édition du festival de Fort-de-France, baptisée Quintessence, commence samedi 3 juillet 2021 avec l'un des groupes mythiques de la Martinique, l'ensemble Malavoi avec son chanteur Ralph Thamar.

Ralph Thamar
Ralph Thamar chanteur de Malavoi. ©Martinique la 1ère

Du 3 au 22 juillet 202, le festival propose de l'animation, des expositions, du théâtre, de la musique et des innovations.

Le cénacle met l'accent sur une partie patrimoniale

Coup d'envoi des rendez-vous du Cénacle en baie de Fort-de-France, à côté du Kiosque Guédon, lundi 5 juillet 2021. Il s’inscrit dans une circulation de la parole pour une meilleure compréhension, une bonne transmission. L'un des premiers thèmes abordés sera "Chanté-lari-a ek mizik Kannaval". 

Cénacle de Fort-de-France (juillet 2020)
Public du cénacle, au festival culturel de Fort-de-France - (forum du jeudi 23 juillet 2020, sur l'histoire et la mémoire dans l'espace public). ©Caroline Popovic

Cette conférence est animée  par l'anthropologue David Khatile et deux fondateurs de groupes de rue : Nico Gernet (Tanbou Bô Kannal) et André Geneviève (Plastic system band).

Un autre cénacle sur le conte caribéen dans l'imaginaire et la production littéraire est prévu le mardi 20 juillet 2021 avec l'ethnolinguiste Jean Georges Chali et le conteur Dédé Duguet.

Le mercredi 21 juillet, l'écrivaine et  musicologue Dominique Cyrille doit parler de la notion de composition dans les musiques noires des Amériques.

Jazz night
Jazz night en Martinique. ©Martinique la 1ère

 

Le déboulé des groupes à pied

Dès le premier dimanche de juillet,  le festival s'arrête pour saluer la 15e fête des marins-pêcheurs aux abords du Canal Levassor à partir de 9h. Puis le point fort demeure le déboulé de 14 groupes (Gwanaval, Vakaband, Plastic system band, Pom pomc'cham, Recherches et Traditions, Wélélé band). Le départ est prévu boulevard chevallier Sainte-Marthe vers le stade Pierre Aliker à Dillon.

Des expositions au coeur de la ville

Le Sermac pour cette 50e édition innove avec une exposition photos de Mariz Baste sur des clichés originaux du monde et de magnifiques photos de moun péyi. Inauguration et vernissage nocturne, le lundi 5 juillet 2021 à 22 heures. Les festivaliers pourront s'en approprier à la salle pop'up au centre commercial Perrinon, jusqu'au 22 juillet.

Les stagiaires des ateliers d'arts plastique de l'institution exposent comme à l'accoutumée à l'espace Camille Darsières jusqu'au 22 juillet. 

La quintessence des ateliers du Sermac se verra à l'habitation la Fontane sur les hauteurs de Balata. Cette exposition éphémère étalé sur 3 jours (7-8-9 juillet) et a pour nom Colorature.

Le théâtre sur toutes les coutures

Pour ceux qui aiment l'humour, le Trio Teat sera au centre culturel François Pavilla (jeudi 8 juillet) pour un moment désopilant.

Autre rendez-vous, Colette Césaire invite le public à une balade poétique à travers "le cahier d'un retour au pays natal" d'Aimé Césaire. 

Colette Césaire
La femme de lettres Colette Césaire. ©D. Bétis

À noter, une co-production de la compagnie martiniquaise "Théâtre du 6e continent" et celle de la Guadeloupe  "Nayo Konsept" pour une oeuvre intitulée  "Circulez".

Cette pièce écrite par José Jernidier, mise en scène par José Exilis aborde le thème de la prévention routière (18-19 juillet).

Le festival des enfants

Pour la deuxième année consécutive, le Sermac consacre aux enfants un temps fort. L'idée est de permettre à la jeune génération de découvrir le merveilleux, la magie des couleurs.

Des ateliers (cerfs-volants, dessin, masque, jeux traditionnels) vont travailler, dans les allées du Parc Aimé Césaire, le 7 juillet.

The Gumboots story à l'affiche

Ils sont une belle dizaine d’acteurs à s’être rassemblés pour, paradoxalement, restituer leur douleur à travers des chants et des danses. Sous la houlette de la metteure en scène Magda Hadnagy, qui a longtemps vécu en Afrique du Sud,

Resurgit la chaleur mortifère des mines d’Afrique du Sud. Ces chanteurs, danseurs et comédiens, possèdent des voix exceptionnelles, avec des musiciens qui font chanter des tuyaux. Un spectacle prometteur (10, 11,12,13 juillet).

Ladjé Kô : des soirées pluridisciplinaires

Ce concept de soirées pluridisciplinaires est un sas de décompression. Un creuset dans lequel saveurs culinaires, inventions artistiques, partage et convivialité s'entremêlent (14-15-et 16 juillet).

Le 14 juillet la manifestation débutera à 21 h avec Natwal Mystik. Sur le  plateau : musique, voix et paroles. Cette prestation sera suivie de la Révolte des maux et les mots en révolte avec la compagnie la Thymélée.

Le metteur en scène s'appelle Jean Erns Marie Louise. Les 15 et 16 juillet, outre le Natwal Mystik et la Révolte des maux, les festivaliers auront droit au concert restitution de résidence de création musicale de Sélène Saint-Aimé, Ralph Lavital et Boris Reine Adélaîde.

Jazz Night en hommage à Jacques Coursil et Jacques Gill

La grande fête de jazz, le 17 juillet 2021, est dédiée à deux figures : Jacques Coursil, musicien, poète, trompettiste international de jazz décédé le 26 juin 2020, à l’âge de 82 ans et Jack Gill (Jacques Cesaire, batteur émérite de jazz décédé le 15 avril 2020, à 82 ans).

Ce passionné de batterie avec Francisco, Milo Baudin, Georges Julien "Pita", réalisait des concerts très populaires sur la Savane à Fort-de-France. L'opération avait pour nom de "Plouf Ploum Tralala". 

La cuvée 2021 de la Jazz night, offre au public du jazz caribéen avec Sink Quintet, le Wapwabap jazz pawol quartet (Eric Ildefonse et Joby Bernabé), le Majoukann bélé septet (José Zébina, Luther François, Guy Marc Vadeleux) et le Quartet du fils de John Coltrane Ravi.

Très attendu Nu Look 

La 50e édition laisse une large place à la musique avec "Slowly ça finira bien" (6 juillet) un spectacle multi-arts de Serge Marie Aubry, chorégraphié par Livity Lionny. Pascale Pidibi la chanteuse danseuse se produit à Coridon le 9 juillet.

Le festival prend possession de la cathédrale Saint Louis avec Bèlè légliz.

Le groupe musical Nu Look fondé par Arly Larivière en 2000, a plus de deux décennies d'existence dans l'industrie musicale haïtienne. Avec Arly Larivière, le fils d'une voix magistrale Daniel Larivière, le dimanche 18 juillet dans les jardins du Parc Floral.

Arly Larivière
Arly Larivière, ke chanteur de Nu-Look. ©Nu-look