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Les temps forts de l'entretien d'Alfred Marie-Jeanne et Claude Lise "Face à la 1ère"

collectivité territoriale de martinique
AMJ lise studio
Alfred Marie-Jeanne, président du Conseil exécutif de la CTM et Claude Lise, président de l'Assemblée de Martinique faces aux journalistes de Martinique 1ère. ©D.R.
Alfred Marie-Jeanne, président du Conseil Exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique et Claude Lise, président de l'Assemblé de Martinique, étaient les invités de l'émission "Face à la 1ère" sur Martinique 1ère Radio (dimanche 10 avril). Retour sur les temps forts de cet entretien.
Alfred Marie-Jeanne, président du Conseil Exécutif de la CTM et Claude Lise, président de l'Assemblée de Martinique ont répondu aux questions de Jean-Marc Party et de Bertrand Caruge de Martinique 1ère radio. Ils étaient les invités de l'émission "Face à la 1ère" diffusée dimanche entre 12 et 13 heures.

Cent jours après leurs prises fonctions, les deux hommes ont abordé les sujets qui ont marqué l'actualité politique depuis leur installation au pouvoir.

La grève du personnel


Quatre organisations syndicales ont appelé à un mouvement de grève illimitée au sein des services de la CTM à partir du mercredi 13 avril. Ils évoquent notamment un manque de dialogue avec les élus. "Nous avons reçu tous les syndicats" a affirmé Alfred Marie-Jeanne. Sur la non désignation d'élus en charge du personnel, le président du Conseil Exécutif a été catégorique. "C'est pas vrai, c'est faux", a-t-il lancé dans son style habituel, sans pour autant préciser l'identité de ces élus.

Le président du Conseil Exécutif a cependant dénoncé "des arrières pensées politiciennes" dans les rangs des syndicats, sans là non plus, indiquer à quelles organisations il faisait référence.

Pour Claude Lise, la situation du personnel est liée à l'héritage laissé par les anciens dirigeants du Conseil régional et du Conseil général. Il a pointé du doigt "un phénomène de déstructuration des services" sous l'ancienne gouvernance notamment au Conseil général. Le président de l'Assemblée a ensuite évoqué "une mauvaise humeur du passé qui remonte". "Je comprends leur mal être mais faut qu’il donne le temps à l’exécutif", a-t-il indiqué.

Le déficit


Concernant le déficit réel ou supposé de l'ancien Conseil régional et de l'ancien Conseil général, les deux hommes forts de la CTM ont insisté sur la réalité de la situation financière des deux anciennes collectivités.

"Il est facile de laisser de l’argent en caisse", a lancé Claude Lise, évoquant l'état de la trésorerie de la CTM. Avant d'ajouter qu'il y avait une "masse de choses impayées" qui grevait cette trésorerie positive. Et d'insister : "nous avons trouvé un déficit".

Une affirmation appuyée par Alfred Marie-Jeanne : "il y a bien déficit des deux côtés". "Les comptes doivent être établis au 31 décembre 2015", a-t-il déclaré, sous-entendant qu'il ne pouvait être tenu responsable de la situation financière des anciennes collectivités. Les deux hommes ont par ailleurs assuré que le compte administratif 2015 de la Région avait été déféré à Chambre Régionale des Comptes.

Toujours dans le cadre de l'état des comptes de la CTM, le chef de l'exécutif a indiqué qu'il s'était entretenu avec George Pau-Langevin, la ministre des Outre-mer. "Je n’y ai pas été avec le dos de cuillère avec elle. Je considère que la page est tournée. C’était inadmissible une telle ingérence", a toné Alfred Marie-Jeanne. Le député du centre faisait référence au courrier envoyé par la ministre le 29 mars dernier, jour de l'analyse des comptes administratifs des anciennes collectivités.

Lycée Schoelcher


Dossier brûlant de ce début de mandat, la démolition et la reconstruction du lycée Schoelcher ont été abordées. "Je ne comprends pas l’attitude de Didier Laguerre [maire de Fort-de-France, ndlr]", a commenté le président du Conseil exécutif avant d'affirmer : "le lycée sera reconstruit sur le même site"
 

Mise en route de cette nouvelle institution


Pressée de toute part, la majorité est particulièrement décriée pour la lenteur de la mise en route de la nouvelle collectivité. "Nous n’avons pas de baguette magique, il faut un temps pour faire les choses" s'est défendu Alfred Marie-Jeanne.

Et d'assurer que "on a déjà payé plus de 200 petites entreprises. 2500 étudiants attendaient leur aide, on a déjà payé presque tout".
 
Claude Lise est quant à lui revenu sur la préparation de la nouvelle collectivité par les anciennes majorités. "On préparait plus un organigramme qu’une architecture institutionnelle", a dénoncé le président de l'Assemblée de Martinique.

D'un point de vue plus pratique, le président de l'Assemblée de Martinique a indiqué que le débat d'orientation budgétaire se tiendrait le 25 avril et qu'un budget serait établi le 12 mai.

Cyclotron : oui. Galion II : non


Les deux élus ont tenu à rappeler les grandes lignes de leur projet. Outre l'installation du très haut débit sur tout le territoire, Alfred Marie-Jeanne a indiqué que la construction d'un cyclotron en Martinique était l'une de ses priorités. «Si l’État ne marche pas on le fera nous-mêmes», a déclaré le président du Conseil Exécutif.

Claude Lise a quant à lui mis l'accent sur la mise en place du schéma gérontologique et sur le projet BTP durable avec la remise en état du patrimoine de la CTM.

En revanche concernant l'usine de production d'électricité à base de biomasse de Galion II,  Alfred Marie-Jeanne a confirmé qu'il était contre le projet. "J’ai donné un avis définitivement défavorable", a-t-il insisté sur LE ton qui le caractérise.

Vous pouvez (Ré)écouter cette émission en intégralité à cette adresse : https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/emissions-radio/face-la-1ere
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