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Réforme des retraites et du Baccalauréat : les enseignants sont toujours autant mobilisés en Martinique

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Mobilisation des enseignants à Sainte-Marie
©Fabrice Defrémont
Depuis le 5 décembre 2019, les syndicats de l'éducation sont mobilisés contre la réforme des retraites et celle du baccalauréat. La mobilisation ne faiblit pas après près d'un mois de grève.
 
"Mes enfants sont à l'école aujourd'hui. Ils ont pu reprendre les cours depuis la semaine dernière après plusieurs jours de fermeture", raconte une mère de famille. Pour d'autres parents, le scénario est complètement différent ce lundi 3 février 2020.

Selon les syndicats, 90% des établissements de Martinique sont bloqués ce lundi. En ligne de mire, les réformes des retraites et du baccalauréat.
Mobilisation des enseignants au Robert
Les enseignants du Robert sont descendus dans la rue également. ©B.B.
Plusieurs syndicats de l’éducation nationale ont manifesté leur mécontentement. Ils étaient près de 200 enseignants rassemblés en assemblée générale au Palladium de Sainte-Marie. Ils sont ensuite descendus dans les rues et se sont rendus au collège Joseph La Grosillière de Sainte-Marie.
Mobilisation des enseignants à Sainte-Marie
Les enseignants devant le collège de Sainte-Marie. ©Fabrice Defrémont
Un lieu "symbolique" puisque le principal de l'établissement avait introduit un référé à l'encontre de six professeurs

"L'objectif pour nous est de montrer que tout le monde est mobilisé parce qu'il n'y a pas seulement des collègues de Sainte-Marie, mais de tous les environs évidemment et de toute la Martinique. Aujourd'hui nous sommes prêts à dire que nous ne voulons pas de cette réforme et nous allons nous battre jusqu'au bout", explique Valérie Vertale-Loriot, secrétaire syndicale SNES-FSU, membre de l'intersyndicale des enseignants.

Les fédérations des parents ont des logiques qui ne sont pas obligatoirement les nôtres. 

(Valérie Vertale-Loriot, secrétaire syndicale SNES-FSU)

Suite à la demande de L’UPEM (Union des Parents d'Élèves de Martinique), qui demande un assouplissement du mouvement, les syndicats se sont également exprimés.

"Les fédérations des parents ont des logiques qui ne sont pas obligatoirement les nôtres. Nous ne nous opposons pas. Cependant, une chose est claire, ce sont les enseignants à se déterminer sur les actions qui mettent en place et ce ne sont pas les parents à nous dire ce que l'on doit faire. On échange avec eux constamment, on fait le point. Aujourd'hui les choses sont claires pour nous, nous restons mobilisés et ce sont les organisations syndicales, aidées des collègues sur le terrain qui prennent les décisions", poursuit-elle. 

Une nouvelle grande manifestation est prévue le jeudi 6 février 2020.