Le GIR de nouveau devant la justice

justice
Tribunal Mayotte
Tribunal de Grande Instance, Mayotte

Le Groupement d'intervention Régional en comparution devant le tribunal dans "l'affaire Roukia", une jeune fille décédée d'une overdose en 2011.

Certains membres du groupement d'intervention Régionale de Mayotte sont mis en cause dans plusieurs affaires autour d'un trafic de stupéfiants dont la mise en circulation serait en lien avec le décès de Roukia Soundi, décédée d'une overdose d'héroïne en janvier 2011. 

proces Roukia
©Andry Rakotondravola

Les faits remontent aux 15 janvier 2011 avec la découverte du corps de Roukia, 18 ans à moitié enterré, près d’une plage à Trévani.  L'autopsie  révèle un décès dû à une overdose d'héroïne. L’enquête confiée au GIR (Groupement d'Intervention Régional) va démonter l’implication de Mathias Belmer le petit ami de la victime, Il avouera  avoir  consommé de la drogue avec elle avant qu’elle ne succombe ; il tentera de dissimuler le cadavre. Il sera condamné à 5 ans de prison. 

Mais l’affaire ne va pas s’arrêter à là, le juge Hakim Karki poursuit l’instruction pour remonter la filière ;  Les premières conclusions de l’enquête montrent l’existence d’un trafic de drogue au sein du GIR. Des agents du GIR seront dans un premier temps condamnés à des peines de 4 mois de prison ferme à  des peines de sursis. 

Mais des soupçons plus graves portent sur la direction du GIR dont son patron à l’époque  Gérard Gautier, dans l’orchestration d’un trafic de drogue, sous couvert de le démanteler et faire monter les statistiques de saisies. Des tensions montent alors autour du juge Hakim Karki, son enquête, et sa hiérarchie ; en 2014 le juge Karki est poursuivi dans une affaire de viol, mais le dossier est repris par l’ancien procureur Camille Miansoni, selon lui « des charges suffisantes » existent pour appeler à la barre 8 prévenus dont l’ex patron du GIR,  poursuivis pour aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier d’un étranger en France, importation et détention non autorisée de stupéfiant ;

Initialement prévu ce mercredi, le procès est finalement renvoyé  au 1er avril à la demande des avocats au vu des difficultés de déplacements contraints aux motifs impérieux.

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