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Sud éducation et Solidaires étudiants prennent la défense des étudiants étrangers à Mayotte

Dans un communiqué, les deux syndicats demandent que soient attribués des titres de séjours à tout bachelier ou étudiant étranger à Mayotte alors que la situation de ces étudiants, ne pouvant s'inscrire pour la prochaine année universitaire, n'est pas encore réglée. 

  • Arthur Eryeh-Fort
  • Publié le , mis à jour le
Les syndicats Sud éducation et Solidaires étudiants ont diffusé ce mercredi un communiqué pour demander que la situation des étudiants étrangers soit régularisée. Ces étudiants ne peuvent s’inscrire ou se réinscrire dans les établissements d’enseignement supérieur dans lesquels ils étudient déjà ou ont été acceptés faute de visas ou de titres de séjour. L’Etat a suspendu depuis le 4 mai la délivrance de visas aux citoyens comoriens en réponse au refus de Moroni d’accepter ses ressortissants expulsés.

« Les fédérations Sud éducation et Solidaires étudiant-e-s revendiquent l’attribution de titres de séjour à tou-t-es les bachelier-e-s et étudiant-e-s étranger-e-s à Mayotte afin d’assurer à toutes et tous l’accès à l’enseignement supérieur par tous les moyens appropriés selon l’article 28 de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) », écrivent les deux syndicats.

Selon eux, l’éducation est un droit universel.  « Le droit de toutes et tous à l’éducation et à la poursuite d’études n’est pas négociable, revendiquent-ils. Ce dont Mayotte a besoin, ce sont les moyens à hauteurs des besoins. » Cette situation illustre à leurs yeux « le traitement de Mayotte comme un sous-territoire ».

Ils dénoncent aussi le fait que cette situation se répète chaque année (nous en parlions déjà ici en 2016). « Ces difficultés administratives de poursuites d’études se répètent chaque année alors que la situation est connue et que des protocoles sont mis en place avec le vice-rectorat pour anticiper les délais de traitements des dossiers. »

Ils ont saisi les ministères de l’Enseignement supérieur et de l’Education nationale pour les alerter sur cette situation et leur demander d’agir en faveur de ces jeunes. A l’opposé, le Collectif de défense des intérêts de Mayotte (Codim) s’est à de nombreuses reprises opposé, verbalement ou dans la rue, à la régularisation de ces étudiants.

Retrouvez notre reportage du 24 juillet sur cette situation:

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