Appui à Valérie Pécresse pour la présidentielle : ce qu’on peut retenir de l’entretien de Virginie Ruffenach, co-présidente de son comité de soutien

Virginie Ruffenach, invitée du JT de NC la 1ère le dimanche 27 février.
Six semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle, l'invitée politique du dimanche sur NC la 1ère était la co-présidente du comité de soutien à Valérie Pécresse en Nouvelle-Calédonie. A son tour, Virginie Ruffenach a défendu les raisons de voter pour sa candidate.

Valérie Pécresse à la peine, selon des sondages sur les intentions de vote à la présidentielle. Des élus de son parti Les Républicains qui parrainent d'autres candidats, jugés en difficulté alors que la date-butoir pour ces parrainages intervient le 4 mars. Qu'en pense Virginie Ruffenach ? Co-présidente de son comité de soutien en Nouvelle-Calédonie, elle était l'invitée du JT dimanche 27 février. Voici ce qu'on peut retenir.

Elle se fie aux parrainages

"Ces parrainages, c’est grandeur nature. Valérie Pécresse est en tête avec 2 300 parrainages, 1 500 à Emmanuel Macron...", a souligné Virginie Ruffenach dimanche. "Les maires, les élus locaux, représentent beaucoup d’électeurs. C’est un signe et je suis sûre que ces sondages, comme ils se sont trompés plusieurs fois, se trompent à nouveau et que notre candidate sera au second tour." Quant à la question des parrainages : "Les autres candidats sont un petit peu en difficulté pour les obtenir et il y a eu un choix des Républicains parce que Valérie veut gagner à la loyale", assure son soutien local.

Pour le "dégel" du corps électoral

Celle-ci a développé en quoi elle pensait sa candidate capable de se différencier politiquement du chef actuel de l'Etat : "pratiquement en tout (…) Nous avons un président de la République très fort en communication mais derrière la communication, il n’y a que de la communication. Et nous avons une femme, vraiment, d’action." Des exemples concernant le Caillou ? "Elle a annoncé clairement qu’elle voulait le dégel du corps électoral", cite son soutien local. Un internaute rappelle que la même Valérie Pécresse a voté en 2007 pour ce gel. Réaction : "Croyez-vous vraiment, au regard du combat que j'ai mené, (…) que j'aurais accepté la présidence du comité de soutien (…) si je n'avais pas la certitude absolue qu'elle souhaite ouvrir ce corps électoral" ?

Faire de la Calédonie "un poste avancé de l'Europe"

"Elle veut", a poursuivi Virginie Ruffenach, "un grand plan national de réinvestissement en Nouvelle-Calédonie, parce que nous avons tant de potentiel mais une économie à mare basse et des Calédoniens un peu désespérés. Et puis faire [de la Nouvelle-Calédonie] un poste avancé de l’Europe dans le Pacifique parce [que c'est] une nécessité, dans notre région océanienne, et dans cet arc mélanésien où la Chine, aujourd’hui l’alliée de la Russie, est extrêmement présente". 
 

Développement des énergies renouvelables : pour "une vraie politique de l'Etat" 

Aussi bien Emmanuel Macron que Valérie Pécresse déclarent leur ambition de rendre l'économie plus verte. Quelle différence ? "Nous allons avoir au mois d'août une centrale à barge à fioul pour alimenter la SLN", rétorque l'invitée du JT. "En quoi cela correspond aux propos de notre président de la République ? C'est tout le contraire (…) , si l'Etat avait anticipé avec les partenaires calédoniens, nous aurions pu avoir un investissement de l'Etat dans du renouvelable, du mix renouvelable, de façon à ne pas avoir ce pur fossile, encore."

La transition énergétique est toutefois une compétence de la Nouvelle-Calédonie. Ce que reconnaît l'élue. "Mais sans l'Etat nous ne pouvons y arriver", argumente-t-elle. "Parce que quand on veut mettre en place des infrastructures renouvelables en Nouvelle-Calédonie, ça nécessite parfois de gros investissements. Et les aides de l'Etat sont indispensables. Les infrastructures photovoltaïques ne bénéficient pas d'une défiscalisation de la part de l'Etat, c'est incroyable. Alors que le fossile, le non renouvelable, bénéficie de défiscalisation. Il y a une vraie politique de l'Etat à mener pour nous accompagner vers un territoire plus renouvelable".

Législatives : le Rassemblement aura des candidats

Après avoir évoqué la crise ukrainienne - "preuve de l'échec total à la fois de la diplomatie européenne et de la diplomatie française"-, l'invitée était interrogée sur les intentions du Rassemblement pour les législatives : "Nous aurons des candidats dans chacune des circonscriptions et nous les annoncerons en toute transparence le moment venu", a répondu la vice-présidente du parti. En déclarant plus loin : "Aujourd'hui, la voix du Rassemblement a besoin d'être entendue sur les questions d'avenir."

Donner plus de compétences aux collectivités de proximité

Quid de cette proposition de supprimer les provinces, évoquée par Générations NC, alors que Pierre Frogier a prôné la différenciation provinciale ? "Notre proposition a été caricaturée (…) puisqu'elle a été traitée de partition. Ce débat n'existe plus", estime Virginie Ruffenach. "Ce qui est un débat, c'est quelle gouvernance pour notre territoire." Or selon elle, "tous les pays dans le monde qui fonctionnent sont des pays où les collectivité les plus proches des habitants ont le plus de pouvoir". Par conséquent : "Ce n'est certainement pas en supprimant les provinces qu'on va régler les problèmes d'emploi des enfants des Calédoniens, de sécurité, de violence (…) C'est la proposition du Rassemblement de revoir les compétences et de les donner à des collectivités - les communes, les provinces - plus proches de la population."
 

En matière de Covid, aller "vers le chemin de la normalité"

La cheffe du groupe Avenir en confiance au Congrès, qui a défendu la suppression de l'obligation vaccinale, a évoqué sa vision de la situation sanitaire. "Lorsque le cyclone est passé, on ne reste pas en alerte 2, elle a de très lourdes contraintes. (…) Il nous faut emmener les Calédoniens vers le chemin de la normalité. Le Omicron est un autre contexte. Il nous faut relancer notre territoire. La vaccination continue, mais sur la base de la liberté."

Son entretien complet avec Nadine Goapana :

©nouvellecaledonie

L'invitée de la matinale

Le lundi 7 mars, c'est comme invitée de la matinale radio que Virginie Ruffenach faisait la promotion de "sa" candidate. Un entretien avec Anne-Claire Lévêque à retrouver ici.